Avant-propos

 

Depuis quelques années, la nouvelle société soulève des questions, l'éducation s'y intéresse, Protic se construit et travaille à l’élaboration de stratégies visant à faire reconnaître la communauté comme un lieu d’apprentissage privilégié pour influencer l'actualisation du potentiel des jeunes. L'équipe de PROTIC réfléchit et innove depuis plusieurs années dans le sens du nouveau programme et des divers domaines généraux de formation. Effectivement, la preuve n’est plus à faire, sa pratique régulière des interactions sociales contribue à améliorer le savoir communautaire. En ce sens, il m’apparaît important de faire la promotion de PROTIC en ne mettant pas uniquement l’accent sur l'ordinateur portable et branché en réseau que chaque jeune possède, mais aussi sur le développement global de la personne au plan affectif, cognitif, physique et social. Par conséquent, il est essentiel de considérer la technologie comme un pouvoir nouveau que l'élève apprend à se reconnaître, à conceptualiser, à communiquer, à maîtriser et à poursuivre tout au long de sa vie.

La perspective socioconstructiviste

Les théories sur l’apprentissage nous ont démontré, principalement le socioconstructiviste, qu’apprendre ne consiste pas à recevoir d’une manière passive les connaissances enseignées par l’enseignant. Apprendre serait plutôt une construction de connaissances par le sujet, à travers des situations ou des contextes d’activités dans lesquelles il est en action. Dans la conception de l'apprentissage dans une communauté, le concept d’action repose sur des contributions qui s'élaborent dans des dimensions sociocognitive et technologique sans lesquelles il n’y a pas d'observation de la pensée.

 

« Il est donc fondamental de saisir que de se faire imposer une ligne, même de conduite, c’est différent qu’être en situation pour inventer la ligne. Il faut construire ce qui nous entoure à notre manière, c’est ce qui nous rend singulier et unique. C’est le rationnel socioconstructiste, qui nous indique, que l’on apprend et se construit par l’action. C’est le même rationnel qui devrait nous animer dans la vie de tous les jours (Daviau 1999).»

C’est, entre autres, dans cette perspective socioconstructiviste que j'ai modulé ma communication pédagogique. Il s’agit d’un cadre de référence permettant de faire le lien entre une approche par compétence et la construction des connaissances. Le défi est d’utiliser la théorie socioconstructiviste afin de permettre l’adaptation des pratiques d'enseignement-apprentissage en regard du Programme de formation de l’école québécoise (PFÉQ), lui-même prônant, entre autres, cet appui théorique.

 

« Le socioconstructivisme, parce qu'il souligne la nature éminememnt sociale de la pensée et de l'apprentissage, les concepts étant des outils sociaux qui soutiennent l'échange de points de vue et la négociation de signifiactions.» (PFÉQ, p.9)

Adapter plutôt que transférer

La perspective cognitiviste constitue un autre cadre de référence éclairant le renouvellement de mes pratiques de l'enseignement-apprentissge. Ma communication pédagogique dans ce cadre cognitiviste s'efforce de rendre observable les processus permettant à un élève d'intégrer de nouveaux savoirs (l'inexistant) à son système de connaissances en provoquant une prise de conscience comme l'intention qui ouvre ou oriente vers ce qui constitue un but. Socrate, reconnu comme celui qui fournissait les "instruments" pour aiguillonner l’esprit humain, soulève le questionnement sur son "connais toi-même" qui en fait se pratiquerait dans une entreprise de la pensée forcément incessante et inachevée. Il ne suffit donc pas d'interagir avec les autres ou d'utiliser les technologies ou de transmettre des connaissances pour garantir la qualité de l'action. En encourageant fortement les actions sociales, affectives et cognitives, les membres d'un groupe adaptent leurs actions en fonction de l'intention et ainsi peuvent repérer les transformations et les progressions dans les modes de penser et d'agir.

Dans la conception sociocognitive adoptée, le processus d'adaptation s'articule sur deux axes : l'individuel et le collectif. Il met en cause des types de rapport différent à la connaissance : l'un avec soi-même et l'autre médié par les interactions sociales (Vygotsky). Le rapport avec soi prend la forme d'une interaction entre les structures cognitives élaborées et réorganisées par l'apprenant en fonction de ses adaptations avec le monde extérieur. Le deuxième type de rapport à caractère social permet à l'apprenant de réactualiser ses structures internes et ses comportements externes en fonction de la culture de son milieu. Dans ce processus dual de l'individuel et du collectif, qui ne peut se réaliser qu'avec la contribution des interactions, il importe que les apprenants partagent des référents communs. Tel sera l'apport des éléments de concepts et de processus essentiels du programme de formation de l'école québécoise.

Les technologies, comme je l'ai signalé plus haut, offrent une forme de pouvoir immense au jeune sur l'information et la communication en rendant observables divers aspects de ses interactions : dialogue, entraide, ouverture aux idées des autres, etc. Ce pouvoir est médié par des adaptations humaines constantes et évolutives. Le concept de technologie ne constitue pas la finalité des cours au PROTIC et dans ma classe. Par contre, il est justifié de l’utiliser comme une dimension de l'interaction afin de favoriser les décisions sociales et cognitives ainsi que leur développement. L'observation des décisions quotidiennes permet de repérer les processus dans la foulée des libertés et des plaisirs particuliers à une collectivité et à leur progression que l'on souhaite éthiques, esthétiques et critiques.

J'ai enseigné, pendant dix ans (avant d'arriver à Protic il y a huit ans), à des jeunes décrocheurs en difficultés d'apprentissage ou de comportements dans le cadre du programme de français à l'éducation des adultes et dans un centre de détention pour femmes adultes des niveaux présecondaire à secondaire 5. Les dernières années avec mes jeunes décrocheurs, j'ai voulu vivre, observer et analyser avec plus d'acuité une réalité pédagogique davantage centrée sur l'interaction entre les élèves, pour cela je devais transformer l'environnement physique qui aiderait d'une part à briser les habitudes d'échecs qu'ils avaient si bien mises au point; d'autre part, à rejoindre les nouvells attentes à l'emploi du Conference Board du Canada. Il ne s'agissait donc pas de bourrer le crâne des élèves avec des connaissances théoriques, mais de les accompagner dans l'apprentissage à penser par eux-mêmes, à se débrouiller et à se faire des amis. Étant donné l'influence grandissante des technologies pour informer et s'informer et plus encore pour communiquer, donc pour mettre en relation les idées des personnes, j'étais convaincu qu'elles devaient faire partie de notre quotidien. Avec elles, devaient s'ajouter une expérience de coopération et de tâches différentes de celles qui étaient de remplir des cahiers d'exercices. Dans cette perspective d'interactions sociales, cognitives et, bien sûr, affectives, je rejetais les logiciels exerciseurs. Cette intention d'interactions instruisantes, socialisantes et qualifiantes dans l'enseignement-apprentissage m'a conduite à présenter un projet d'intégration des nouvelles technologies dans le cadre du projet de la Ministre de l'éducation à l'époque, Madame Pauline Marois. C'est dans ce cadre d'études et de recherche que j'ai écrit un mémoire de maîtrise.

:La rédaction de ce mémoire de maîtrise L'émergence d'une communauté d'apprentissage dans une classe branchée en réseau. Un regard ethnographique sur une classe de jeunes décrocheurs à l'éducation des adultes a été considérée par un regard externe comme un des outils aptes à orienter une réflexion sur le renouvellement des actions traditionnellement établies en éducation. Cette vie en classe saisie, analysée et synthétisée tout comme notre gestion de classe initiale entre « tradition et innovation » se poursuivent et évoluent continûment. Elles prennent dorénavant appui sur une approche par compétences dans une perspective de la réforme et certains de ses documents majeurs : le Programme de formation de l’école québécoise (PFÉQ) sa Politique d’évaluation, son Régime pédagogique et La formation à l’enseignement professionnel qui ouvrent la voie au renouvellement, entre autres, de la planification, de l’organisation et de la supervision du mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l’apprentissage et la socialisation des élèves. Cette perspective constitue le cadre autour duquel gravitent des attitudes communicationnelles et collaboratives avec mes élèves et collègues de travail ainsi qu’avec divers organismes externes dans une intention d'expérimenter des modes de pensée en "réseaux" et d'élever le niveau du savoir.

Le parcours de mon plaisir grandissant dans la profession enseignante s'est échelonné de cette manière : après avoir obtenu un bac en enseignement à l'université de Sherbrooke, après quelques années d'enseignement au niveau préscolaire et après quelques années de "remise en question" plus tard où finalement je redéfinissais ce qui me conviendrait comme nouvelle pratique d'enseignement-apprentissage, je suis revenu dans le système de l'éducation en répondant à un attrait particulier pour les jeunes en difficultés d'apprentissage ou de comportement. Voulant mieux les accompagner dans leur développement bien particulier, j'ai suivi et obtenu une certification en Actualisation du potentiel intellectuel (API) de l'Université du Québec en Abitibi Témiscamingue, puis un diplôme en gestion de classe participative (Jacqueline Caron). Ensuite, c'est la gestion mentale (École de Gestion mentale de Québec) qui m'a attirée. M'interrogeant sur le questionnement à explorer pour entretenir un dialogue plus riche avec l'élève ou avec mes pairs, j'ai suivi un cours intensif en entretien d'explicitation de l'action avec Pierre Vermersch professeur attaché à l'Institut national de la recherche scientifique l'INRS à Paris.

Mes préoccupations pour la recherche en enseignement-apprentissage et ses perspectives cognitiviste, constructiviste, socioconstructiviste ainsi que mes innoventions dans le PROTIC (programme des technologiques de l'information et des communications) me conduisirent à participer à des sessions de réflexions dans le cadre de la réforme en éducation avec le ministère de l’Éducation du Québec, le Conseil supérieur de l’Éducation, la revue Vie pédagogique. Puis dans le cadre de la recherches sur l'enseignement-apprentissage dans de nouvelles perspectives, j’ai eu de nombreux entretiens et collaborations avec madame Thérèse Laferrière, son groupe de travail TACT et son groupe de travail sur la recherche en éducation à l’université de Toronto (OISE). J’ai donné des conférences à différents groupes : l’association des professeurs de français (AQPF), l’association des utilisateurs des ordinateurs au primaire et au secondaire (AQUOPS), l’association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE), la société des géographes du secondaire (SGSQ).

Une analyse réflexive « constante et persévérante » et un accompagnement métacognitif « généreux » sont deux actions professionnelles qui me dépeignent le mieux. C’est d’ailleurs autour de cette identité que se cristallisent mes productions, publications, accompagnements et évaluations en cours d’apprentissage. Fortement ancrée dans l’expérience de l’enseignement-apprentissage, simultanément appuyée de références théoriques du cognitivisme, du constructivisme et du socioconstructivisme, mon analyse réflexive est un des principaux moyens qui permettent d’assurer un suivi à ma formation et à mon développement professionnel.

 


Compétences professionnelles en enseignement et réalisations

Dans l’intention d’identifier mes compétences professionnelles et leur développement réel et potentiel, j’ai pris l’initiative de créer un curriculum vitae basé sur une modélisation par compétence de mes réalisations. À la lecture, on pourra remarquer la possibilité d’associer certaines réalisations à plus d’une compétence.

COMPÉTENCE 1 Situer les points de repère fondamentaux et les axes d’intelligibilité (concepts, postulats et méthodes) des savoirs de sa discipline et d’autres disciplines afin de rendre possibles des apprentissages significatifs et approfondis chez les élèves.
RÉALISATIONS

  • Hiver 2004. Chargé de formation pratique des étudiants en enseignement stage 3 et stage 1, donc préparation des séminaires de pratiques.
  • Hiver 2003. Chargé de formation pratique pour des enseignants-stagiaires français, plus spécifiquement de la région parisienne.
  • Depuis 1997. Planification des scénarios d’apprentissage en me basant sur les programmes de formation de l’école québécoise. Aucun cahier d’exercices ou encore de volumes scolaires uniques ne sont prescrits. La conduite des apprentissages est menée par le projet plus ou moins complexe, par les missions (pour exercer une compétence ciblée ou des processus déterminés), par l’entraînement (pour maîtriser une notion ou une stratégie spécifique) ou par la conceptualisation (pour élaborer des concepts et retracer des processus
  • 1990 - 1994 Responsable du département de français au centre Le Normand (Centre d’éducation des adultes aujourd’hui le PHÉNIX).

COMPÉTENCE 2 Communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante.
RÉALISATIONS

  • Jusqu’en 2005. Sessions de travail gérées par le MÉQ et plus spécifiquement par l’équipe du Programme des programmes portant sur la réflexion et la validation de l’écriture des quatre premiers chapitres du Programme de formation de l’école québécoise au dernier cycle du secondaire.
  • Avril 2004, rapport écrit au Réseau des écoles innovatrices (REI) justifiant l’avancement du projet sur l’évaluation en cours d’apprentissage de notre école Les Compagnons-de-Cartier en 2003-2004.
  • Depuis septembre 2003. Sessions de travail mises sur pied par Louise Lafortune et son équipe de réflexion et de validation sur la métacognition dans une perspective d’accompagnement, université de Trois-Rivières.
  • Depuis septembre 2003. Sessions de travail mises sur pied conjointement par le ministère de l’Éducation et les commissions scolaires 03-12 pour soutenir les enseignants dans la mise en œuvre de la réforme scolaire au secondaire dans lesdites régions.
  • Entre 1997 et 2004. Sessions de travail au Conseil supérieur de l’éducation dans le cadre de la réforme de l’éducation du Québec.
  • 2001. Participation à la Table nationale en éducation sur l’aménagement du temps et de travail scolaire.
  • 2000. Table ronde avec des enseignants et enseignantes du secondaire et discussion avec M. Robert Bisaillon. Les propos ont été recueillis dans un article « La préparation de la mise en œuvre de la réforme au secondaire : perceptions et réalisations » pour un numéro spécial de la revue Vie Pédagogique. Novembre-décembre 2001
  • Printemps 2002. « PROTIC. Programme de formation au secondaire axé sur les technologies de l’information et de la communication. » Revue Éducation Canada. P.14-15.
  • Mai 2002. Journal Le Monde. « Les nouvelles technologies en classe : de la formation à l’imagination ». Résultat d’une entrevue donnée et écrite par Stéphane Mazzorato. [En ligne] http://www.lemonde.fr/imprimer_article_ref/0,9750,3264--277127,00.html
  • 1997 à 2002. Conférences données
  • 1999. Conférence à Lisbonne avec une de mes élèves de troisième secondaire dans le cadre du colloque international World Education Market. Le sujet : la conduite des apprentissages par le projet et l’observation de la qualité des progressions par le biais des technologies.
  • Association québécoise des professeurs de français (AQPF)
  • Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE)
  • Société des professeurs de géographie du Québec (SPGQ)
  • Association québécoise des utilisateurs des ordinateurs au primaire et au secondaire (AQUOPS).
  • 2001. Revue Atlantica, Paris : Séguier Éditions, août 2001, pp47-50. Dossier spécial Les actes de l'An@é. L'An@é : Association Nationale des Acteurs de l'École. Article paru sous le titre de "Protic3 : le site de la classe en réseau".
  • 2001. Entretien en direct avec la radio de Radio-Canada concernant mon expérience de l’enseignement-apprentissage.
  • 2001. Reportage dans mes salles de classe par le canal SAVOIR dans le dessein de réaliser une émission éducative sur l’intégration des technologies dans l’enseignement destiné à des étudiants de cycle supérieur en éducation.
  • 2001. Court reportage aux nouvelles de Radio-Canada dont le but était de présenter les usages innovants des technologies dans l’enseignement apprentissage.
  • 2000. Collectif. Gestion d'une classe, communauté d'apprentissage. Partenariat PROTIC-FCAR-TACT. Phases 1 à 3 du projet.
  • 1998. Ethnologies Wicca Vol.20.1 « Compte rendu du volume Histoire d'un mot : l'ethnonyme Canadien de 1535 à 1691 de Gervais Carpin ».
  • 1997 (octobre) Entrevue écrite dans la revue Infoubourg, vol.1,3. Comment se prépare-t-on à une rentrée vraiment branchée ?


COMPÉTENCE 3 Concevoir et COMPÉTENCE 4 piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des groupes classes et en vue du développement des compétences visées dans les programmes de formation.
RÉALISATIONS.

  • 2004-2008. Début et développement de la conduite des apprentissages transversaux et disciplinaires en univers social et en français, langue d’enseignement par le projet d’une classe musée « Sur les traces de la Nouvelle-France ». Les activités sont donc liées ensemble par cette problématique qui sera traitée en équipe et individuellement selon divers « angles d’entrée » permettant de traiter, de communiquer et de coélaborer les concepts et processus disciplinaires et transversaux jugés importants dans le PFÉQ.
  • 2002-2003. Pour établir des relations entre la culture seconde prescrite par le programme de formation et celle des élèves, j’ai conduit les apprentissages en lecture, en appréciation et en écriture de textes variés de 60 élèves à travers la direction d’un projet d’écriture et de publication d’un recueil de récits Québec ma ville. Création d’une maison d’éditions « Proétik Jeunesse ». Lancement du livre en partenariat avec Industrie Canada où furent invitées et reçues plus de 200 personnes. Suite à ce lancement, Jean-Paul Lallier, maire de la ville de Québec, a personnellement invité et remercié lui-même les élèves à l’hôtel de ville de Québec.
  • 1995-2004. Publication sur mon propre site Internet d’activités d’enseignement-apprentissage conçues selon une interprétation de l’approche par compétences du programme de formation de l’école québécoise au secondaire tout en considérant dans la logique des contenus et la progression des apprentissages les préalables, les représentations, les champs d’intérêt, la différenciation, les problèmes concrets, la diversification et l’avancement des savoirs de la communauté d’apprentissage qui émerge et évolue. D’où les changements et la continuité des activités d’une année à l’autre et l’accessibilité pour les élèves, les parents et l’ensemble des internautes des activités sur mon site Internet http://www.protic.net/profs/menardl/
  • 1995-2004. Expérience de l’enseignement-apprentissage avec les technologies de coélaboration des connaissances de manière à transformer la classe en un lieu culturel ouvert à la pluralité des perspectives dans un espace de vie commun. D’abord un an au Centre Phénix en classe alternative (jeunes décrocheurs 16-18 ans au niveau présecondaire en français); ensuite 7 ans au programme des technologies de l’information et des communications (PROTIC) de l’école Les Compagnons-de-Cartier


COMPÉTENCE 5 Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre.
RÉALISATIONS

  • Mars et avril 2004. Modélisation et validation d’un portfolio d’apprentissages dans lequel l’élève apprend
    • À détecter, en situation d’apprentissage, ses forces et ses difficultés.
    • À entreprendre avec les autres, une démarche de réflexion dans l’action afin d’être capable de s’autoévaluer au regard des compétences - disciplinaires et transversales - à acquérir dans le programme de formation.
    • À identifier les réalisations (stratégies et moyens) qui permettent de justifier une présence et une progression de la ou des compétences ciblées.
    • À fournir des outils de communication en vue d’informer convenablement ses pairs, ses parents et d’autres personnes intéressées quant aux résultats de compétences.


COMPÉTENCE 6 Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement de groupes classes différents en vue de favoriser les apprentissages et la socialisation des élèves.
RÉALISATIONS

  • Depuis 1998. Élaboration d’une partie « Enseignants » sur mon site web. Cette partie contient des concepts importants rattachés à la gestion de classe fondée par des concepts et des auteurs cognitivistes, constructivistes et socioconstructivistes.
  • Mai 2004. Préparation d’un plan de travail sur « La gestion de classe 1 » présenté et approuvé par monsieur Serge Desgagnés, professeur à la faculté des sciences de l’éducation. Cours prévu : septembre 2004.
  • 1985 -1997 Enseignante à la commission scolaire des Découvreurs : à l’éducation des adultes, plus spécifiquement aux décrocheurs 16-18. Simultanément enseignante de la langue d’enseignement du français pendant de l’alphabétisation à la cinquième secondaire pendant deux (2) ans à la maison Gomin (ancienne prison des femmes).
  • 1975 - 1979. Contrats de suppléance à plus ou moins long terme à la commission scolaire Chaudière-Etchemin.

1972 - 1975 Sherbrooke. Mise sur pied d’une classe et d’un programme de formation préscolaire (soumis au ministère de l’Éducation) dans une école élémentaire privée École Plein Soleil.

COMPÉTENCE7 Adapter mes interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation ou encore un handicap.
RÉALISATIONS

  • Depuis 2002. Maximiser la richesse des ressources humaines de la classe pour intervenir sur des difficultés ou des handicaps en réinvestissant différemment l’expertise des professionnels de l’école.
    • Rédaction de plans d’intervention.
    • Sélection de « pair-aidant » parmi les élèves qui maîtrisent avant les autres les mêmes compétences.
    • Identification d’une aide possible donnée par un élève qui a déjà atteint une compétence ciblée et qui avec une formation de 2 ou 3 heures d’un professionnel (un orthopédagogue, par exemple) peut réussir à accompagner un de ses collègues souffrant de dyslexie dans l’accomplissement d’une tâche bien précise.

COMPÉTENCE8 Intégrer les technologies de l’information et de la communication aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel.
RÉALISATIONS

  • 2002. Écriture du code d’éthique de l’usage des technologies remis aux parents et aux élèves du programme PROTIC.
  • 2004. Utilisation d’une base de données (LUMI) pour communiquer aux élèves et aux parents les renseignements par le biais d’un bulletin mensuel ou par un envoi de type courriel pour communiquer des informations spécifiques à une situation particulière.
  • Montage de courtes séquences filmées avec une caméra vidéo numérique et le logiciell « imovie » sur Mac pour observer la présence et la progression des apprentissages des élèves, leurs habiletés à évaluer leur utilisation de la technologie et à juger de manière critique l’information recueillie.
  • 14 mai 2004. Session de travail avec la Direction générale de la formation des jeunes PGFJ, programme du français du MÉQ, axée sur des questions et préoccupations relatives aux technologies en classe de français au dernier cycle du secondaire. Par exemple, informer sur la progression des apprentissages en ce qui a trait aux processus et aux stratégies de lecture et d’écriture; faire valoir la progression en regard de l’autonomie, de la construction et de la mise à profit de savoirs spécifiques, de la complexité des situations et des tâches, de la nature informationnelle, communicationnelle et innovatrice des situations et des tâches ainsi que de l’intégration des processus et des concepts.
  • 2002-2004. Montage de practicum sur le développement professionnel des élèves « pair-aidant » en regard de l’application, l’interprétation et l’illustration des 12 principes de coélaboration des connaissances (Scardamalia) en collaboration avec madame T. Laferrière, son équipe de travail TACT.
  • Depuis 1998. Accompagnement des élèves à la réalisation d’un WebFolio qui constitue la publication d’un projet personnel en créant son propre site Internet dans le respect des exigences de la rédaction Web (projet pour lequel j’ai moi-même suivi un cours avec Technologia sur la rédaction Web) et les contraintes de l’écriture hypertexte.
  • Depuis 1996. Intégration à chaque scénario d’enseignement-apprentissage des aspects sociaux (autonomie, communication et collaboration), cognitifs (raisonnement, résolution de problème, anticipation et régulation des actions) et technologiques (retracer la quantité et la qualité des interactions et des modifications). L’intention étant de chercher, d’organiser et de contribuer des informations pertinentes et utiles dans la constitution même des réseaux d’échanges et de partages en faisant usages de logiciels d’organisation des idées, de coélaboration des connaissances et de vidéoconférence.


COMPÉTENCE9 Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école.
RÉALISATIONS

  • 2004. Membre du Comité du projet éducatif de l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier à titre d’enseignante.
  • 2003. Membre du Conseil d’établissement de l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier à titre d’enseignante.
  • Depuis 1998. Organisation d’une rencontre officielle entre l’élève, ses parents et les enseignants. L’élève assis à une table reçoit ses parents et leur expliquer la progression de ses apprentissages à la fin de la première étape scolaire. Les enseignants qui circulent d’une table à l’autre, voire d’une classe à l’autre, interviennent si les parents et l’enfant le juge pertinent.
  • Entre 2000 et 2003. Participation à un concours de photographie du patrimoine de la ville de Québec (en lien avec territoire urbain, angle d’entrée « patrimoine ») lancé depuis Barcelone et d’autres pays européens et poursuivi à Québec par le biais du service de la culture de ladite ville et son maire M. Jean-Paul Lallier. Dans ce cadre, la ville offre gratuitement un cours d’une heure par un spécialiste en patrimoine ainsi que l’accompagnement sur place d’un photographe professionnel.

Depuis 1998. Collaboration avec T. Laferrière et la communauté élargie des usages des technologies de coélaboration des connaissances.

COMPÉTENCE10 Travailler de concert avec les membres de l’équipe pédagogique à l’exécution des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans les programmes de formation, et ce, en fonction des élèves.
RÉALISATIONS

  • Depuis 1997. Disponibilité de 2 périodes cycle de 9 jours pour contribuer de manière pertinente aux travaux de l’équipe-école et pour accompagner les réalisations de l’équipe et d’apporter des suggestions novatrices en matière pédagogique incluant l’évaluation en cours d’apprentissage.
  • 2002-2004. Membre du Comité pédagogique de l’école Les Compagnons-de-Cartier à titre d’enseignante.
  • 1997-1999 Rencontre régulière avec le service éducatif de la commission scolaire pour préparer une modélisation du projet et pour définir et planifier un modèle « d’examen projet » final en langue (anglais et français, langue d’enseignement).
  • 1995-1996 Conseillère pédagogique au centre Le Normand : plus particulièrement en regard d’un dossier portant sur la professionnalisation enseignante.


COMPÉTENCE11 S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.
RÉALISATIONS

  • 2004. Accomplir un « CV » par compétences, permettant ainsi d’établir un bilan de mes compétences et mettre en œuvre les moyens pour les développer en mettant en œuvre les ressources disponibles en fonction du « temps » disponible.
  • 1997– 1999. Sessions de formation d’une semaine l’été sur les technologies innovantes de coélaboration de connaissances à l’université de Toronto Ontario, Institute for Studies in Education (OISE) donnée M.Scardamalia, C. Bereiter, M. Lamon conjointement avec T. Laferrière de l’université Laval, faculté des sciences de l’éducation, Téléapprentissage communautaire et transformatif (TACT).
  • Depuis 2000. Chaque année s’effectue une rencontre d’échanges avec Mary Lamon (OISE) responsable de saisir le développement des expériences de l’enseignement-apprentissage à travers le monde visant spécifiquement le développement des actions autour du concept des technologies de coélaboration des connaissances.
  • Depuis 1997, chaque automne et chaque hiver. En tant que maître associé du Réseau des écoles associées de l’université Laval, je peux non seulement conduire des projets pédagogiques, mais également accompagner un futur enseignant à conduire lui-même des projets pédagogiques pour résoudre des problèmes concrets d’enseignement-apprentissage.
  • Mars2002. Session de formation sur la communication par le Web offerte par Technologia. Université de Montréal. Monsieur P. Leroux a autorisé la publication d’une synthèse de quelques parties pertinentes à la rédaction du web par des jeunes du secondaire. http://www.protic.net/profs/menardl/3awebfolio/redaction_web.htm
  • 2000. Université Laval. Maîtrise en psychopédagogie. L'émergence d'une communauté d'apprentissage dans une classe branchée en réseau. Un regard ethnographique sur une classe de jeunes décrocheurs à l'éducation des adultes.
  • 1998. Université Laval. Cours de bac. 6 crédits. Enseignement en histoire du Québec et du Canada.
  • 1997. Session de formation sur un logiciel de création de site Web au CEGEP de Sainte-Foy.
  • 1996. Université Laval. Cours spécial portant sur « L’entretien d’explicitation » avec M. Pierre Vermersch.
  • 1995 Université Laval. Formation de 3 crédits au deuxième cycle universitaire concernant la réforme des programmes d’études en français, langue d’enseignement au secondaire et à l’éducation des adultes.
  • 1994-1996. Participation à des travaux de recherche sur le concept de « collaboration » avec M. Serge Desgagné et le centre interdisciplinaire de recherche sur l’apprentissage et de développement en éducation (CIRADE).
  • 1994 Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Formation de 12 crédits en efficience cognitive : actualisation du potentiel intellectuel (API).
  • 1994 Institut de gestion mentale du Québec. Formation portant sur « L’approfondissement des pratiques et compléments théoriques en gestion mentale ».
  • 1989. Session de formation avec Jacqueline Caron sur la gestion de la classe participative.
  • 1983. CEGEP de Sainte-Foy. Formation de 3 crédits en « tenue de livres ».
  • 1980. CEGEP de Sainte-Foy. Formation de 9 crédits en arts visuels.
  • 1976. Formation de 3 crédits en orthopédagogie.
  • 1972. Université de Sherbrooke. Licence d’enseignement élémentaire.

COMPÉTENCE12 Agir de façon éthique et responsable dans l’exercice de ses fonctions.
RÉALISATIONS

  • Les publications sur mon propre site Internet permettent
    • de discerner les valeurs en jeu dans mes interventions pédagogiques,
    • d’illustrer la mise en place du fonctionnement démocratique dans ma classe, de constater l’attention et l’accompagnement fournis aux et entre les élèves,
    • de justifier auprès des publics intéressés, mes décisions relativement à la modélisation des apprentissages et à la socialisation des élèves,
    • de mettre en évidence les fondements cognitivistes, constructivistes et socioconstructivistes de mes actions professionnelles ;
    • de tenir compte des aspects de la confidentialité et de l’éthique lorsque vient le moment d’illustrer « en images fixes ou animées » les pratiques d’enseignement-apprentissage de ma classe.
  • Les mérites en regard de ma contribution à l’innovation des pratiques d’enseignement-apprentissage avec l’intégration des TIC.
    • 2001. Certificat d’honneur dans le cadre des prix du Premier Ministre du Canada.
    • 2001. AQUOPS. Prix CHAPO.
    • 2000- 2001. Mention d’excellence attribuée par le Comité des études supérieures de la faculté des Sciences de l'éducation pour mon mémoire de maîtrise L'émergence d'une communauté d'apprentissage dans une classe branchée en réseau. Un regard ethnographique sur une classe de jeunes décrocheurs à l'éducation des adultes.



 

PRIX CHAPO DE L'AQUOPS

Prix Chapo 2001 Merci à tous ceux et celles qui me font confiance

 

PRIX DU PREMIER MINISTRE DU CANADA 

Certificat d'honneur dans le cadre des Prix du Premier ministre 2001 et noms des lauréats 2000 - 2001 www.rescol.ca/ppm  Image prise sur le site de Radio-Canada. Pour lire le texte sur mon site ou sur le site de Radio-Canada http://radio-canada.ca/url.asp?/regions/quebec/regiondequebec/index.asp

 

MENTION D'EXCELLENCE POUR MON MÉMOIRE DE MAÎTRISE

Le comité des études supérieures de la faculté des Sciences de l'éducation chargé de l'attribution des prix d'excellence pour la meilleure thèse, le meilleur mémoire et le meilleur dossier de maîtrise avec essai pour l'année 2000-2001 a décerné une mention d'excellence pour mon mémoire de maîtrise intitulé L'émergence d'une communauté d'apprentissage dans une classe branchée en réseau. Un regard ethnographique sur une classe de jeunes décrocheurs à l'éducation des adultes. 


Louise Ménard, mai 2004
Enseignante à Protic en français et géographie de troisième secondaire
École secondaire les Compagnons-de-Cartier à Ste-Foy Québec