Louise Ménard, PROTIC Accueil ----->- WebCarnet de l'élève ------> Ateliers de grammaire et de vocabulaire

Atelier de grammaire
Groupe verbal (GV)

Contexte

Le VERBE est porteur de la clé qui peut ouvrir ce qui est passé, ce qui est présent et ce qui est à venir (les temps de verbe). Le verbe a une fonction de "prédicat".

Durée : 3 périodes + travail à la maison

Intention pédagogique

But de compétence

Mettre à profit, partager et améliorer ses connaissances sur la langue, les textes et la culture.

Procédures

1. Je partage et j'écris mes connaissances sur le verbe (logiciel Inspiration...)

2. Je regroupe les éléments de définition par catégorie

3. J'évalue notre savoir

4. Je présente

La sémantique du verbe

Verbes d'état
Verbes renvoyant à une démarche
Verbes modaux
Ils assignent une propriété à un sujet mais pas de valeurs actantielles proprement dites. Ils renvoient à un faire transformateur et assignent des actions réelles aux personnages. Ils permettent de modifier la relation qui affirme quelque chose, et de ce fait l'action du personnage.
Exemple (ex. être, paraître) Jean paraît fatigué Action : démarche déclenchée volontairement par un acteur (ex. frapper) Jean frappe la balle.
Processus : pour lesquels le sujet agent n'est pas le déclencheur volontaire de la démarche. Exemple : dormir. Jean dort. Jean éternue. Le soleil brille.
Exemple : pouvoir, devoir, vouloir. Jean peut gagner le mach.

Je trouve le sens des modes du verbe. Il y a 6 modes de conjugaison des verbes.

4 modes personnels (je, tu, il...)
2 modes impersonnels
Indicatif
Impératif
Subjonctif
Conditionnel
Participe
Infinitif
Sens : Sens : Sens : Sens : Sens : Sens :
Temps du mode
Temps du mode: Temps du mode: Temps du mode: Temps du mode: Temps du mode:

La morphologie du verbe

Les temps du verbe
Le radical et la terminaison
Les groupes du verbe
Les auxiliaires
Formation des temps simples et des temps composés
         
         

Réinvestissement et défi :

La syntaxe du verbe

Les compléments du verbe
Place de la négation
Les formes verbales
Le sujet complexe
Énumération :   Énumération: formes active, passive, impersonnelle, pronominale  
Description: Description : Description: Description:
Exemple: Exemple : Exemple : Exemple :

Exercice

Dans ces phrases, repère les compléments directs et indirects et donne leur nature et leur fonction précise.

Défi : Je trouve des éléments de comparaison entre

L'observation du verbe. L'observation est menée oralement, les faits importants sont notés progressivement au tableau. Les étapes en sont les suivantes :

4. J'ajuste mon modèle Inspiration afin de mieux me rappeler.

5. Je lis et je repère les verbes dans ce texte

Je m'en revenais à Paris à pied. Je m'assis, adossé à un chêne sur un talus d'herbe, les pieds pendants dans un fossé et je me mis à crayonner sur mon livre vert. Comme j'achevais la quatrième ligne — que je vois aujourd'hui sur le manuscrit séparée de la cinquième par un assez large intervalle — je lève vaguement les yeux et j'aperçois, de l'autre côté du fossé, sur le bord de la route, devant moi, à quelque pas, un ours qui me regardait fixement.

En plein jour, on n'a pas de cauchemar, on ne peut être dupe d'une apparence, d'un rocher difforme, ou d'un tronc d'arbre absurde. C'était bien un ours. Il était gravement assis sur son séant. Sa gueule était entrouverte ; une de ses oreilles pendait à demi ; un de ses yeux était crevé et, de l'autre, il me regardait d'un air sérieux. Victor Hugo Étude pratique de la langue française de A. Rougerie, Dunod, 1960, p. 394.

6. J'étudie la concordance des verbes du texte écrit dans l'encadré précédent. Je partage et je schématise ma compréhension
http://bbouillon.free.fr/univ/gram/Fichiers/ex-vb.htm

Ce récit se déroule au passé. Il commence avec l'imparfait revenais, qui exprime l'action en cours, envisagée sous un aspect inachevé et duratif : aucune limite précise, début ou fin, n'est imaginable. Il s'agit là d'une sorte de trame de fond, comme un décor. Puis le récit lui-même démarre avec le passé simple je m'assis, suivi de je me mis : deux actions précises, successives, envisagées sous l'aspect achevé. C'est la première étape du récit.

Suit une action qui va être interrompue : l'imparfait j'achevais, qui correspond précisément à... de l'inachevé, puisque l'auteur n'aura pas vraiment le temps ou la disposition d'esprit pour poursuivre ce qu'il a entrepris, et l'interruption est faite par deux autres actions précises et successives : les présents je lève et j'aperçois.

L'imparfait regardait exprime enfin une attitude de l'ours qui dure depuis quelque temps, sans qu'on sache depuis quand, et on ne sait quand elle se terminera : aspect inachevé et duratif. Dans ce paragraphe, les actions j'achevais et regardait se mêlent dans la durée, elles se déroulent quasiment en même temps.

Ce qui est original et intéressant, c'est l'utilisation du présent, et les différentes valeurs des présents du texte. Je lève et j'aperçois sont bien sûr des présents de narration, qui remplacent des passés simples, et donnent plus de vie, de vigueur, à la narration, en mettant la scène sous les yeux du lecteur ; c'est un effet stylistique, ils correspondent à la surprise extrême, peut-être l'effroi de Victor Hugo, qui n'en croit pas ses yeux, ce que souligne le rythme de la phrase, coupée par des virgules qui font attendre la révélation finale ; l'imparfait regardait montre bien ce dont l'auteur prend conscience : l'ours est là à le regarder depuis un certain temps, sans qu'il s'en doute.

Avant ces deux présents de narration, dans la remarque incise entre deux tirets, se trouve un présent véritable : je vois. Il nous indique, comme avec un geste de la main, ce que l'auteur constate en écrivant ce texte, car il a son " livre vert " sous les yeux, témoin de son ahurissement passé. C'est là une utilisation normale du présent, sa valeur de base. Cette incise au présent véritable rend plus aisé l'emploi des deux présents de narration qui suivent, ceux-ci s'intègrent plus facilement dans le récit. D'autant qu'à ce paragraphe va succéder un autre présent lui aussi parfaitement " naturel ", sans effet stylistique.

Le présent des verbes a et peut est en effet un présent de vérité générale, exprimant ce qui est toujours vrai, en fonction de l'expérience humaine.

Cinq imparfaits descriptifs termineront ensuite le texte sur une sorte de portrait de l'ours.

Comme cela est fréquent, l'emploi du présent de narration est très limité, dans un contexte (et même une phrase) qui débute au passé et se termine de même. Ce qui est original, c'est la façon d'encadrer ce présent stylistique par deux autres présents sans valeur stylistique, et de favoriser ainsi son intégration.

7. Je trouve dans la phrase

    En effet, les planchers de bois ayant disparu depuis longtemps, aucun étage ne venait s'interposer entre l'endroit où aboutissaient l'escalier en colimaçon et le haut du donjon.

8. Je réinvestis mes connaissances et mes compétences dans la rédaction d'un texte et je laisse des traces (des justifications)

Au choix du sujet, tu écris un texte d'environ 300 mots
  • Cherche dans les journaux ou sur Internet des événements qui ont été publiés le jour de ta naissance. Raconte ce qui se passait dans le monde à ce moment-là et comment, toi bébé, tu as vécu ces phénomènes.
  • Raconte un fait divers comme si tu y participais.
  • Raconte ce que qui t'intéresse à la troisième personne ou à la première personne, selon le point de vue d'un personnage de ton choix.
  • Écris du point de vue d'un objet. Essaie de lui trouver une aventure amusante.

9. Je synthétise mes nouvelles acquisitions de connaissances et de compétences repérées dans la rédaction même du texte de réinvestissement et j'organise tous les documents dans mon dossier d'apprentissage.

10. Contrôle des acquis (novembre et décembre)


Références pour l'élève

Des sites sur le verbe pour t'aider à accomplir les activités demandées

 

 

http://francite.net/education/cyberprof/page13.html