Louise Ménard, PROTIC3 accueil ---> élèves ----> le conte

GRAMMAIRE

Les expansions du nom

ACTIVITÉ 1

Qu'appelle-t-on les expansions du nom ? A quoi servent-elles dans un texte littéraire ? Ce sont elles qui assurent la description des lieux et des personnages.

Quelles sont les natures des expansions du nom

Quelles sont les fonctions des expansions du nom ?

Exercice

Dans le texte littéraire Portrait ovale, nous avons sélectionné un certains nombre de phrases du début du texte. Donner la nature et la fonction des mots en caractères gras :

Pourquoi les expansions du nom sont-elles si importantes dans ce début de texte littéraire ?

Rappel des verbes d'état :
Etre, paraître, sembler, demeurer, rester, devenir, avoir l'air…

ACTIVITÉ 2

- Observer un tableau : le Portrait ovale ou n'importe quel autre tableau significatif
- Repérer dans un tableau tous les éléments de l'œuvre (chaque élève doit trouver quelque chose) dans la 1ère colonne.
- Qualifier chaque élément recueilli (utiliser les trois modes d'expansions du nom) dans la 2ème colonne.
- Organiser : chaque élément doit être situé dans l'œuvre (soit par rapport au plan, soit par rapport aux autres éléments, soit par rapport aux repères gauche/droite, haut/bas) dans la 3ème colonne.

Repérer
Qualifier ou caractériser
Organiser
     

Écrire un paragraphe de narration en s'inspirant du tableau

ACTIVITÉ 3

 

Exercice

Approfondir la notion des expansions du nom avec un travail sur les subordonnées relatives.

Quand le poney et le cabriolet s'arrêtèrent devant la porte et que mes yeux se fixèrent sur la maison, je vis paraître à une petite fenêtre du rez-de-chaussée (située dans une petite tour _______________) un visage cadavérique ___________________. La porte basse et voûtée s'ouvrit alors et le visage s'avança. Il était tout aussi cadavérique qu'il en avait eu l'air par la fenêtre, bien qu'il y eût dans le grain de la peau cette nuance rouge ___________________ ( un garçon de quinze ans, à ce que je crois maintenant, mais ____________________) _______________, ____________________, et __________________. Il était décharné et il avait de grandes épaules ; il avait un costume noir convenable avec une minuscule cravate blanche ; il était boutonné jusqu'au menton ; il avait des mains longues et maigres de squelettes, ___________________ se frottant le menton avec une de ces mains et levant les yeux vers nous _________________. Charles Dickens, David Copperfield

Le texte est donné dans une version à trous (on a ôté des subordonnées relatives). Il s'agit d'enrichir à l'aide d'expansions du nom adjectivales, nominales, prépositionnelles et subordonnées relatives.

Une synthèse écrite sera formulée en interaction orale puis répertoriée dans le DA.

Exercices

Dans chacune de ces phrases, relève les propoitions subordonnées relatives et donne leur antécédent.

Les propositions subordonnées soulignées dans ces phrases sont elles des relatives ou des complétives ?

Dans ces phrases, relève le pronom relatif et donne sa fonction.

Réécris ce texte en remplaçant les expansions du nom en italiques par des subordonnées relatives.

Réinvestissement

Réécriture d'un passage de votre conte collectif en créant une ambiance étrange.

 

 

 

 

 

 

Quand le poney et le cabriolet s'arrêtèrent devant la porte et que mes yeux se fixèrent sur la maison, je vis paraître à une petite fenêtre du rez-de-chaussée (située dans une petite tour qui formait un côté de la maison) un visage cadavérique qui disparut rapidement. La porte basse et voûtée s'ouvrit alors et le visage s'avança. Il était tout aussi cadavérique qu'il en avait eu l'air à la fenêtre, bien qu'il y eût dans le grain de la peau cette nuance rouge qu'on observe parfois sur l'épiderme des gens roux ( un garçon de quinze ans, à ce que je crois maintenant, mais qui avait l'air beaucoup plus vieux) dont les cheveux étaient coupés aussi ras que le plus ras des gazons, qui n'avait presque pas de sourcils et pas de cils du tout, et qui avait des yeux d'un brun rouge, si peu abrités et si peu ombragés que je me rappelle m'être demandé comment il faisait pour s'endormir. Il était décharné et il avait de grandes épaules ; il avait un costume noir convenable avec une minuscule cravate blanche ; il était boutonné jusqu'au menton ; il avait des mains longues et maigres de squelettes, qui attirèrent particulièrement mon attention quand il se tint à la tête du poney, se frottant le menton avec une de ces mains et levant les yeux vers nous qui étions dans le cabriolet.