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d'accueil |
Le
café littéraire Louise Ménard PROTIC 3 de l'école secondaire les Compagnons-de-Cartier, Québec |
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Contexte Le café littéraire est un lieu public où l’on consomme des boissons en assistant ou en participant à des débats sur des œuvres ou avec des écrivains. Il est également un lieu d’expression et de débat en rapport avec la littérature. Le café littéraire rend compte de la richesse littéraire du groupe en présentant sa sélection particulière d'oeuvres, d'auteurs et de thèmes. Le café littéraire s'établit en dehors de la salle de classe, il s'installe dans l'ancien magasin étudiant.
Le café littéraire aura lieu 5 fois par année
Inention pédagogique
Le café littéraire est un espace d'expression pour communiquer et partager sa passion; pour faire découvrir un livre, proposer des pistes de réflexion sur la littérature, donner son avis sur un livre, un auteur, un thème, construire du sens et s'ouvrir au monde qui nous entoure... C'est également une occasion d'élargir un débat et de faire intervenir les élèves sur différents sujets.
Buts
Procédures
Suite à vos recherches sur un roman, un thème ou un auteur vous participez à un débat public sur cet objet d'étude. On peut apporter de quoi boire ou grignoter et disposer les tables de l'endroit à son gré. L’un d'entre vous anime la séance qui durera entre 15 et 20 minutes. On peut également choisir un éclairage, intercaler des pièces musicales en lien avec le thème, exposer des peintures ou dessins. Les différents éclairages du roman étudié seront abordés et mis à la portée des spectateurs, —les autres élèves de la classe—, qui ne connaissent ni l’oeuvre, ni l’auteur. Votre café littéraire installe une ambiance.
Des interventions préparées apportent des informations qui permettront aux spectateurs de se faire une représentation de l'oeuvre. Elles alternent avec des réactions spontanées, plus courtes, de façon à produire un réel débat. Chacun est ici invité à évoquer son expérience de lecture avec ses ombres et ses lumières…Les spectateurs n’interviennent pas.
Fiche d'appréciation
| Auteur (écrivain) / énonciateurs (élèves) | se montrent attentifs à son auditoire, cultivés, compétents |
| Les destinataires | les élèves de la classe qui ne connaissent pas l'oeuvre, l'auteur ou le thème |
| Énonciation | logique, méthodique, relatives aux connaissances de la langue, des textes, de la culture |
| Contenu | informations sur l'oeuvre, arguments en faveur et en défaveur. |
| Type | informatif (informations factuelles sur le roman) et persuasif (arguments pour convaincre les spectateurs de lire ou de ne pas lire ce roman). |
| Genre | exposé sans participation de l'auditoire, improvisations, débat régulé. |
| Langue et verbalisation | langue orale de niveau courant. |
| Support | l'objet-livre, documents divers, lecture d'extraits, panneau explicatif, schémas ... |
| Prérequis | rechercher des informations, s'exprimer oralement devant un groupe, improviser, manifester des connaissances littéraires et artistiques. |
| Matériel requis | aménager le local pour instaurer une ambiance conviviale. |
| Compétence appréciée | mener une réflexion sur la littérature, construire du sens, intervenir oralement, mettre à profit ses connaissances sur la langue, les textes et la culture, porter un jugement critique, réfléchir sur ses pratiques de lecteur, de locuteur, d'interlocuteur et d'auditeur. |
Les contenus
Références : Ces informations sont tirées du site de Magister, travaux dirigés en français http://www.site-magister.com/genres.htm
| Genre
merveilleux et imaginaire |
Genre
autobiographique |
Genre
romanesque |
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APPROCHE
DU GENRE |
La distinction entre merveilleux (du latin mirabilia, choses admirables) et fantastique (du grec phantasia, imagination) tient au statut différent du personnage à l'égard d'événements qui, dans les deux cas, relèvent du surnaturel. Dans le merveilleux, une cohérence parfaite s'installe entre le personnage et l'univers dans lequel il évolue, alors que dans le fantastique, le personnage est terrifié par l'apparition de phénomènes qu'il perçoit comme étranges. Quand le merveilleux propose au lecteur un monde féerique où rien ne doit l'étonner, le registre fantastique le laisse dans une perpétuelle hésitation : doit-il reconnaître l'évidence du phénomène surnaturel ou se conforter dans son rationalisme ? | Les trois radicaux grecs (auto / bio / graphie ) qui constituent le mot définissent l'autobiographie comme "l'écriture de sa propre vie". Peu répandu dans l'Antiquité, le genre éclôt vraiment avec l'humanisme occidental et la réhabilitation de l'individu (« Je suis moi-même la matière de mon livre », affirme Montaigne au début des Essais, qui constituent l'œuvre la plus authentiquement autobiographique). | À l'origine, on appelle roman un texte en prose ou en vers écrit en langue romane (Le roman de la Rose, Le Roman de Renart). Dès le XVI° siècle, il désigne un récit en prose d'aventures imaginaires. Le genre romanesque, après avoir été longtemps considéré comme inférieur parce qu'il était lu de préférence dans la classe bourgeoise, arrive à son apogée avec elle au XIX° siècle. Il est depuis lors un genre protéiforme, où se sont accomplies toutes les expériences. |
FORMES
DOMINANTES |
Les types de discours narratif, descriptif, poétique, théâtral. | Les types de discours : narratif, descriptif. La fonction expressive est évidemment dominante (je, moi) : mais si les réflexions, les sentiments concernent l'expérience personnelle, l'autobiographe n'a de cesse de prendre à témoin son lecteur auquel il donne le statut de témoin, juge ou confident, et obéit à une visée universelle qui le fait homme parmi les hommes. Le pacte de sincérité qui est à la base de l'entreprise autobiographique n'exclut pas une certaine manipulation, consciente ou non. L'auteur "transforme son expérience en destin" (Malraux), fournit des arguments propres à le déculpabiliser (Rousseau) ou cède au simple plaisir de raconter. Refusant plus ou moins la "littérature", il en donne enfin les plus éclatants exemples (Sartre). |
Les types de discours : narratif, descriptif. Le schéma actantiel : destinateur, quête, destinataire, intention, adjuvant et opposant Le schéma narratif
: situation initiale, la bascule ou l'élément perturbateur,
les intrigues, le sommet, la chute ou la situation finale. |
OEUVRES
CARACTÉRISTIQUES |
Conte de fées : déjà présent sous cette forme dans les fables milésiennes (Apulée : L'Ane d'or), le conte de fées présente souvent des personnages populaires secourus par une aide magique (Perrault, Grimm, Andersen) Féeries : partie intégrante de la fable ou du conte philosophique, la féerie crée un univers enchanteur, dans le cadre du divertissement (comédie-ballet) ou de l'éducation morale : Ch. Nodier, Trilby ; J. Giraudoux, Ondine. Romans gothiques : à l'origine du fantastique, ils sont considérés par André Breton comme l'expression profonde des secousses morales et politiques du XVIII° siècle : C.R. Maturin (Melmoth ou l'Errant), M.G. Lewis (Le Moine), H. Walpole (Le Château d'Otrante), M. Shelley (Frankenstein), B. Stoker (Dracula). Le roman fantastique s'est plu, à partir du XVIII° siècle (J. Cazotte, Le Diable amoureux), à déranger les mentalités rationalistes modernes en cultivant l'étrange à partir de thèmes récurrents (pactes avec le diable, vampires, fantômes...) et d'une écriture habile, propre à maintenir l'incertitude et fortifier l'identification du lecteur avec le personnage : P. Mérimée, La Vénus d'Ille ; G. de Maupassant, Le Horla ; Villiers de l'Isle-Adam, Contes cruels. Science-fiction : elle se caractérise par la rêverie engendrée par la curiosité scientifique. Elle prend la forme du voyage imaginaire (Cyrano de Bergerac, Voltaire : Micromégas) ou de l'anticipation (J. Verne, A. Huxley, G. Klein). Soucieuse de rationalité, mais cultivant l'angoisse, la science-fiction tient à la fois du merveilleux et du fantastique. |
Confessions : racontant sa vie, l'auteur peut avouer ses erreurs et chercher à les justifier (saint Augustin, J.J. Rousseau, Les confessions). Journal intime : l'auteur confie au jour le jour à ses carnets anecdotes et réflexions (A. Gide, J. Green). Mémoires : l'auteur est conscient d'avoir joué dans l'Histoire un rôle digne d'être rapporté (Chateaubriand : Mémoires d'outre-tombe) et décide de fondre son "misérable tas de secrets" dans ce par quoi il rejoint les mythes universels (A. Malraux : Antimémoires). Il choisit au contraire de dénoncer sa légende (J.P. Sartre : Les mots). Autoportraits : l'auteur part à la recherche de soi à travers une trame non linéaire où, à la manière d'un puzzle, se dessine peu à peu sa personnalité (M. Leiris : L'âge d'homme ; R. Barthes : Roland Barthes par lui-même). "Autofiction" : le terme a été inventé par Serge Doubrovski (Fils, 1977). Désigné clairement comme "roman", le récit de vie confond néanmoins auteur et personnage, au contraire du roman autobiographique qui met en scène des personnages au nom fictif (J. Vallès : L'Enfant). |
Voyez la liste de romans sur le site de Magister, classés par genres. Le conte est une genre romanesque plus court, dont l'ancêtre est le fabliau médiéval : centré sur une péripétie, il prend souvent une dimension symbolique et morale (Marguerite de Navarre, L'Heptaméron ; Flaubert, Trois contes). La nouvelle a la même brièveté mais reste préoccupée par les répercussions psychologiques d'un événement (P. Mérimée, G. de Nerval : Sylvie, G. de Maupassant, D. Boulanger). Cultivant l'ellipse et la concision, elle sollicite la participation du lecteur : litotes, fréquente chute finale, dépourvue de conclusion explicite (D. Buzzati : Les Journées perdues ; K. Taylor : Inconnu à cette adresse). Le roman s'est transformé : l'antiroman (Diderot, Jacques le Fataliste ; A. Gide : Les Faux-monnayeurs) affecte de retirer ses privilèges au narrateur et laisse le lecteur trouver son ordre dans une narration déconstruite. Le nouveau roman (A. Robbe-Grillet, M. Butor, N. Sarraute, C. Simon) a procédé à une critique en règle du roman traditionnel et consacré "la mort du personnage". |
| EXEMPLES |
Premier indice du genre fantastique dans un roman qui, jusque là, baignait dans la féerie (Boris Vian : L'écume des jours, XX) - Ca va ? dit Colin. |
La nuit à la belle étoile extrait de l'ouvrage Les confessions de J.J. Rousseau Je me souviens même d'avoir passé une nuit délicieuse hors de la ville, dans un chemin qui côtoyait le Rhône ou la Saône, car je ne me rappelle pas lequel des deux. Des jardins élevés en terrasse bordaient le chemin du côté opposé. Il avait fait très chaud ce jour-là; la soirée était charmante; la rosée humectait l'herbe flétrie; point de vent, une nuit tranquille; l'air était frais sans être froid; le soleil, après son coucher, avait laissé dans le ciel des vapeurs rouges dont la réflexion rendait l'eau couleur de rose; les arbres des terrasses étaient chargés de rossignols qui se répondaient de l'un à l'autre. Je me promenais dans une sorte d'extase, livrant mes sens et mon coeur à la jouissance de tout cela, et soupirant seulement un peu du regret d'en jouir seul. Absorbé dans ma douce rêverie, je prolongeai fort avant dans la nuit ma promenade, sans m'apercevoir que j'étais las. Je m'en aperçus enfin. Je me couchai voluptueusement sur la tablette d'une espèce de niche ou de fausse porte enfoncée dans un mur de terrasse; le ciel de mon lit était formé par les têtes des arbres; un rossignol était précisément au-dessus de moi: je m'endormis à son chant; mon sommeil fut doux, mon réveil le fut davantage. Il était grand jour: mes yeux, en s'ouvrant, virent l'eau, la verdure, un paysage admirable.
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Exemples de formes 1- Le roman fait alterner le récit autour d'un certain point de vue (ou focalisation) et le discours (dialogues, interventions du narrateur). 2- Sa construction est généralement axée sur les perturbations subies par un état initial et les attentes qu'elles génèrent. Pour cela le narrateur choisit un type de narration capable d'entretenir le pacte de lecture (narrations antérieure, postérieure, simultanée). 3- Parmi un ensemble souvent important de personnages, l'un d'entre eux (sujet ou individu problématique) poursuit une quête d'ordre varié autour de laquelle se définissent des adjuvants et des opposants (Stendhal , Le Rouge et le Noir ; G. Flaubert, Madame Bovary). 4- Dès le XVII° siècle (Furetière, Le Roman bourgeois), le roman s'est accompagné d'une intention réaliste ou naturaliste qui a fait de lui l'instrument privilégié de l'étude des mœurs, dans les descriptions (Balzac, La Comédie humaine) comme dans le langage des personnages (E. Zola, L'Assommoir). Évoquant certaines impudeurs dont ce type de roman peut se rendre coupable, E.M. Cioran écrit : «Il a fait le trottoir de la littérature. Nul souci de décence ne l'embarrasse, point d'intimité qu'il ne viole. Avec une égale désinvolture, il fouille les poubelles et les consciences. Le romancier, dont l'art est fait d'auscultation et de commérages, transforme nos silences en potins.» |
Références sitographiques