WebCarnet de l'élève --> Mission : Interroger les relations Blancs-Amérindiens et les faits de société changeants pour ces groupes au temps de la Nouvelle-France
Louise Ménard

 

CHOIX ENTRE CES VINGT-CINQ PROPOSITIONS D'ÉCRITURE
SUR LE TEMPS DE LA NOUVELLE-FRANCE

Comment dois-je m'y prendre pour élaborer mes idées dans cette rédaction de texte ?

 

1- En t'appuyant sur les lignes du temps élaborées par le groupe classe et les informations communiquées par les équipes, comment peut-on dire que les événements du temps des découvertes, de Jean-Talon et de la Conquête ont eu des effets sur la vie des peuples [blancs et amérindiens] en Nouvelle-France ?

2- En t'appuyant sur tes recherches et des informations saisies lors des présentations, tu as pu constater que la France se bat, entre autres, avec l'Angleterre pour conquérir des territoires. Explique quelques effets qu'ont eus certaines de leurs décisions politiques sur les territoires au "Canada".

Décris d'abord les territoires, puis explique les effets que les décisions de la France et de l'Angleterre ont eus sur les peuples. Tu peux développer ton texte en amenant des causes et des conséquences, en comparant les diverses appartenances territoriales dans le temps, en apportant des exemples.

3- Quelques-uns d'entre vous avez exploré les pays ibériques, la Chine ou tout autre pays asiatique. Vous avez dû découvrir qu'ils ont, indirectement, participé aux décisions françaises et/ou anglaises sur les territoires de la Nouvelle-France. Explique.

Décris et situe d'abord les pays étudiés. Qui gouverne (nt) ces pays au temps de la Nouvelle-France ? Quels sont les principaux événements qui ont marqué l'évolution de ces pays au temps de la Nouvelle-France ? Quels sont les liens qui les unissent à la France et/ou à l'Angleterre ? Donne un exemple de leur action dans les décisions prises sur le territoire de la Nouvelle-France.

4 - Après avoir lu l'encadré ci-dessous et t'être rappelé les informations sélectionnées au cours de ta recherche, explique dans tes mots ce que tu penses des relations économiques Blancs-Amérindiens.

De quel fait économique s'agit-il ? Quelle est la phrase du texte qui explique le fait que les Amérindiens considéraient les Blancs comme des êtres soumis à une autorité ? Comment l'Amérindien réagissait-il devant les produits européens ? Observe les contrastes entre les trois paragraphes, puis apporte des explications à ces contrastes.

Au tout début du 16e siècle Gonneville nous laisse un témoignage important des premiers contacts entre Français et Amérindiens et des réactions de ces derniers: «ils étaient tous ébahis par la grandeur du navire, l'artillerie, les miroirs, et autres choses qu'ils voyaient dans le navire et surtout parceque par un mot de lettre qu'on envoyait du bord aux gens de l'équipage qui étaient dans les villages on leur faisait savoir ce qu'on voulait; ne pouvant s'expliquer comment le papier pouvait parler».

Verrazzano remarqua que les Amérindiens n'étaient point en extase devant tous les produits européens. Il nous dit:
"lls n'avaient aucune estime pour les draps de soie, d'or ou d'autre sorte, et ne se souciaient pas d'en recevoir. Il en était de même des métaux tels que le fer et l'acier. A plusieurs reprises ils témoignèrent qu'ils n'avaient pas d'admiration pour les armes que nous leur montrions. Ils ne nous en demandaient pas et ne s'interessaient qu'à leur mécanisme. Ils ne se souciaient pas davantage de recevoir des miroirs: lorsqu'ils s'y étaient regardés ils nous les rendaient en riant". (Le 7 mars 1524, Giovanni da Verrazano aborde en Amérique du nord. Il remonte la côte jusqu'à une rivière plus tard appelée Hudson, à l'embouchure de laquelle naîtra un siècle plus tard la ville de New York. C'est le premier contact avec les Européens exception faite des Espagnols en Floride. Verrazano poursuit sa route vers Terre-Neuve. Sur une carte datée de 1529, il représente l'embouchure du Saint-Laurent et lui donne le nom de Nova Gallia.
C'est la première évocation connue de la Nouvelle-France (le Québec actuel), dont Samuel de Champlain jettera les fondations en 1603.).

Nous savons qu'un demi-siècle plus tard, les pêcheurs bretons et normands troquaient des couteaux, peignes, aiguilles et chaudières en cuivre contre des peaux de castor et d'orignal, commerce qui est souvent qualifié d'échange inégal. Mais je crois que nous ferions bien de nous demander comment les Amérindiens percevaient ces échanges. S'il s'agissait d'échange inégal, dans quel sens voyaient-ils eux-mêmes l'inégalité? Qui était dupe? Voici un exemple qui montre bien le problème: «vous (Français) êtes encore incomparablement plus pauvres que nous, et vous n'êtes que de simples compagnons, des valets, des serviteurs et des esclaves, tous maîtres, et tous grands capitaines que vous paraissiez : puisque vous faites trophée de nos vieilles guenilles et de nos méchants habits de castor, qui ne peuvent plus nous servir . . .»

 

5- Après avoir lu l'encadré ci-dessous et t'être rappelé les informations sélectionnées au cours de ta recherche, explique dans tes mots ce que tu penses des relations culturelles Blancs-Amérindiens.

Questions : De quels faits culturels s'agit-il ? Qui est l'autre ? Quel est l'exemple fourni dans le texte pour expliquer le fait culturel ? Qui apporte cet exemple ou ces exemples ? Comment l'Amérindien considérait-il le Blanc? Quelles sont les valeurs qui marquaient la vie des Amérindiens ? Quelle sens prend l'engagement collectif pour les Amérindiens ? Quel est ce grand "cours d'eau" dont parle le chef Gachradodow ?

Aux missionnaires récollets qui voulaient franciser les Amérindiens en leur faisant croire qu'à tous les points de vue le mode de vie des Européens était supérieur au leur, un chef de l'lsle Percée répondit qu'il s'étonnait que les Français aient «si peu d'esprit». Pourquoi, par exemple, construire des habitations «hautes . . . comme des arbres . . . pour des hommes de cinq à six pieds de hauteur, [pourquoi] faut-il des maisons qui en aient soixante ou quatre-vingts . . .». Il continua: «mon frère, as-tu autant d'adresse et d'esprit que les Sauvages qui portent avec eux leurs maisons et leurs cabanes, pour se loger par tout ou bon leur semble, indépendamment de quelque Seigneur que ce soit? Nous pouvons toujours dire plus véritablement que toi, que nous sommes partout chez nous. . .» «L'autre» dans ce cas-ci ne jouissait point de la liberté qui caractérisait la vie des Amérindiens. Le Français était toujours, semblait-il, asservi à un maître, un supérieur, que ce soit un chef de famille autoritaire, un curé, un seigneur, un officier, un magistrat, un gouverneur, un roi.

L'alimentation de «l'autre» fut aussi méprisée: ses mêts salés, son pain qui goûtait la cendre de bois et son vin qui ressemblait à l'armoise amère. "Nous voyons même que tous vos gens ne vivent ordinairement que de la Morue que vous pêchez chez nous: ce n'est continuellement que Morue, Morue au matin, Morue à midi, Morue au soir, toujours Morue. Si vous souhaitez quelques bons morceaux; c'est à nos dépens, et vous êtes obligés d'avoir recours aux Sauuages, que vous méprisez tant, pour les prier d'aller à la chasse, afin de vous régler au mode de vie d'ici. Or maintenant dis-moi donc un peu, si tu as de l'esprit, lequel des deux est le plus sage et le plus heureux. . . ."

En somme, presque tous les aspects de la vie et la culture de "l'autre" européen avait peu d'attrait pour les Amérindiens car, chez eux, l'autonomie de la personne et la responsabilité étaient les valeurs dominantes. L'individu ne se reconnaissait aucun maître et ne devenait sujet d'aucune coercition. Dans une culture qui tenait en haute estime la liberté, on valorisait aussi la générosité et l'engagement collectif. La conclusion de toutes ces comparaisons, selon le chef Gachradodow, en 1744, fut une condamnation de la colonisation européenne. "Au début, le monde a été créé de l'autre côté du grand cours d'eau, un monde différent de celui de ce côté, on le constate par la couleur différente de notre peau et de notre chair; ce que vous appelez la Justice ne l'est peut-être pas pour nous: vous avez des lois et des coutumes, et nous en avons également; le grand Roi vous a peur-être envoyés pour conquérir les Indiens mais nous croyons que Dieu n'approuve pas cette volonté: s'il l'avait approuvée, il n'aurait pas placé la mer au même endroit, de manière à nous séparer."

 

6- Après avoir lu l'encadré ci-dessous et t'être rappelé les informations sélectionnées au cours de ta recherche, explique dans tes mots ce que tu penses des relations de société Blancs-Amérindiens.

Questions : De quel fait de société s'agit-il ? Quel est l'exemple fourni dans le texte pour expliquer le fait de société ? Quelle est la valeur qui marque la vie des Amérindiens en regard de ce fait de société ? Qu'exprime un missionnaire par rapport aux enfants des Amérindiens ? Qui est "l'autre" ? Comment l'Amérindien perçoit-il le Blanc ?

Comment était perçue cette société que «l'autre» transplantait en terre d'Amérique ? De prime abord, elle était hiérarchisée, donc fondamentalement basée sur des inégalités dans tous les domaines, favorisant une petite classe de privilégiés, par contraste avec les sociétés amérindiennes généralement louées pour leur égalité et leur fraternité. On trouvait «l'autre» autoritaire, intolérant et borné. Sa société était âpre au gain, au point de manquer souvent de charité et de compassion pour le prochain. Je rappelle un chef gaspésien qui exprima si clairement les sentiments de son peuple : "Hé bien, mon frère, si tu ne sais pas encore les véritables sentiments que nos Sauvages ont de ta paix et de toute ta nation, il est juste que je te l'apprenne aujourd'hui; je te prie donc de croire que tous misérables que nous paraissions à tes yeux, nous nous estimons cependant beaucoup plus heureux que toi, en ce que nous sommes très contents du peu que nous avons, et crois encore une fois de grâce, que tu te trompes fort, si tu prétends nous persuader que ta paix soit meilleure que la nôtre ; car si la France, comme tu dis, est un petit Paradis Terrestre, pourquoi as tu de l'esprit de la quitter, d'abandonner femmes, enfans, parens et amis. . . "

L'Européen, à l'occasion le Français, fut perçu par les Amérindiens, du moins par les peuples algonquiens et iroquiens, selon les différents aspects de sa culture et de ses moeurs, étrangers et étranges. D'abord, son aspect physique rassurait peu. Certes, il s'agissait d'une créature qui lui ressemblait, mais cela voulait dire peu en soi, car l'orignal et le castor partageaient également l'esprit de la vie, possédaient une intelligence adaptée à leur environnement, et ils étaient dignes de respect à titre de «personnes», c'est-à-dire en termes européens de «personnes autres que humains». De fait, par rapport aux Amérindiens, les Français paraissaient chétifs, faibles et décharnés. Des «jambes de laine» quand il fallait traverser les grandes forêts canadiennes et des «cervelles de lièvre» en ce qui touchait à la petite guerre. Cet «autre» était généralement faible d'esprit, orgueilleux, vantard, bruyant, d'humeur querelleuse et, par-dessus le marché, sans courage et peu honnête. Voilà le stéréotype du Français colonisateur. Même les enfants des Amérindiens se croyaient supérieurs en intelligence aux missionnaires, «tant ils ont bonne opinion d'eux-mêmes, et peu d'estime d'autrui» de dire un récollet

7- Après avoir lu l'encadré ci-dessous et t'être rappelé les informations sélectionnées au cours de ta recherche, explique dans tes mots ce que tu penses des relations entre Amérindiens, Blancs et Anglais.

Questions : De quel fait de société s'agit-il ? Quel est ou quels sont les exemples fournis dans le texte pour expliquer le fait de société sous divers angles ? Qu'expriment les quatre exemples en regard de ce fait de société ? Explique "les Amérindiens sont arrivés à un état de soumission où il est difficile de reconnaître leur identité".

Le fait, que les Français, dans leur stratégie de colonisation, aient choisi de participer autant que possible à la vie des peuples indiens, les conduit à observer la situation de captivité indienne en elle-même. La capture du prisonnier peut se faire au moment de la guerre ou par hasard lorsqu'un groupe d'Indiens rencontre un groupe ennemi à l'occasion de la chasse, de la pêche ou de la traite. Certains prisonniers sont de toute évidence des guerriers, alors que d'autres semblent être plutôt des « commerçants », quand ils ne sont pas tout simplement des chasseurs ou des pêcheurs malchanceux. L’enchaînement des diverses phases de la captivité décrit en même temps les rapports entre celle-ci, la torture, la mort et, dans de nombreux cas, l’admiration. La captivité et la torture auront alors servi à fabriquer un héros dont on voudra boire le sang ou manger le cœur.

La captivité qui ressemble le plus au rituel des Indiens est celle que subiront certains jésuites dont Jean de Brébeuf et des Français sans nom capturés dans un contexte guerrier. Dans beaucoup d'autres cas, les captivités servent à faire des otages soit pour rendre des services à leurs nouveaux maîtres, soit pour être échangés contre de l'argent ou des biens. Les Indiens pratiquent volontiers cette forme de captivité à l'égard des Français. La captivité se transforme en commerce et va dans le sens des activités générales des Indiens qui tiennent moins à des guerres contre les Blancs qu'à profiter de situations commerciales avantageuses.

Sous l'angle des rapports Indiens et Français, les interprètes du point de vue des premiers sont des otages du point de vue des seconds. Ils marquent de façon concrète l'alliance entre leurs peuples et les Français, une alliance non dénuée de méfiance. Et si des Français comme Champlain ou les premiers missionnaires sont dupes de ce qui se passe, le refus des Brûlé, Marsolet et autres de dévoiler aux missionnaires les secrets de la langue ou encore de divulguer les intentions des Indiens illustre bien que, non seulement le système de l'otage a admirablement fonctionné, mais que le processus d'une certaine forme d’adoption a été mis en place.

Parmi eux, il faut compter un personnage remarquable, Pierre-Esprit Radisson.Cette captivité est à l'origine d'un nouveau type d'homme qui vit dans les territoires sauvages de l'Amérique, le coureur des bois. Il n'est plus identifiable à une ethnie d'origine mais représente, du côté français, une nouvelle identité, celle du Canadien, c'est-à-dire du véritable habitant du pays de Canada, nom donné par Jacques Cartier au territoire indien de la vallée du Saint-Laurent. Cet homme se développera et sera perçu de plus en plus différemment du Français métropolitain qui ne séjourne qu'un certain temps en Nouvelle-France.

Les récits de captivité de la Nouvelle-Angleterre ne concorde pas avec ceux de la Nouvelle-France. On ne retrouve aucune description des rituels de torture qui accompagnaient les captivités. Les récits de captivité qui mettent en scène des Indiens les mettent presque toujours en relation avec l'armée française. La captivité représente la plupart du temps un danger spirituel créé par la rencontre des catholiques. Il faut remarquer ici que les débats engendrés en Europe par la Réforme de même que les haines ethniques entre Français et Anglais ne font que se déplacer en Amérique. La proximité des Indiens comme celle des Français qui sont toujours en guerre avec l'Angleterre permet aux futurs Américains d'identifier leur rôle dans le nouveau pays. La couronne britannique sera remplacée par la république une quinzaine d'années après la conquête définitive de la Nouvelle-France par l’Angleterre (en 1763) et la mise en place au nord du nord d’un régime anglais qui retrouvera bientôt au sud un puissant ennemi : les Américains. Les Anglais demeurés loyaux à la couronne britannique devront s'exiler au Canada.

Cette période du 18e siècle sera désastreuse pour les Indiens. Ils auront été chassés progressivement de leurs terres depuis le 17e siècle. Le refus de certaines nations, celles qui forment la ligue des Iroquois par exemple, de prendre part à la guerre d'indépendance marquera la fin de toute bienveillance à leur endroit tant du côté américain qui prépare plus ou moins consciemment leur disparition que du côté canadien où le régime anglais en Nouvelle-France pousse les diverses nations dans les réserves. D'un rituel de captivité qui visait à maintenir l'héroïsme individuel de même que celui des collectivités qui gardaient cette pratique, ils sont passés à un état de soumission où il est devenu difficile de reconnaître leur véritable identité

8. Pourquoi la France et l'Angleterre se sont-elles disputées l'Acadie. Décrire quelques événements et faits, puis expliquer les enjeux.

9. Expliquez le fait religieux de plus en plus présent chez les Amérindiens au XVII et chez les Français eux-mêmes au XVIIIe siècle.

10. On dit que les années 1603 à 1701 se nomment "L'âge héroïque" parce que c'est l'époque où la colonisation et ses découvertes sont fondées par l'individu et ses exploits. Décrire ces faits ou événements de colonisation et de découvertes et expliquez les causes et/ou effets.

11. Expliquer le fait colonial sur les terres de la Nouvelle-France. Décrire la colonisation et expliquez ses enjeux sur les peuples habitant le territoire.

12. Pourquoi peut-on dire que le système de gouvernement à partir de 1663, soit sous le règne de Louis XIV, a vraiment contribué à l'essor de la colonie à tout prix si on voulait qu'elle survive ?

13. Les textes suivants décrivent différentes étapes de l'expansion du territoire français en Amérique. Placer les étapes de cette expansion en ordre chronologique et expliquer chacune d'elle en trois paragraphes en apportant des exemples de faits et d'événements, des comparaisons, des causes ou des conséquences.

Document 1
Avant de quitter la colonie, Talon organise l'expédition de Louis Jolliet et du père Marquette sur le Mississippi.
 
Document 2
Champlain voyait dans le choix de Québec plusieurs  avantages:  proximité des territoires où vivaient les animaux  à fourrures, renforcement des amitiés avec les Amérindiens du Saint-Laurent et des Grands Lacs
 
Document 3
Cartier aborde le continent par Terre-Neuve et descend dans les  parages de l'île du Cap-Breton.  Il remonte jusqu'à la baie des Chaleurs avant de continuer vers le golfe du Saint-Laurent

14. Choisis, dans chacun des ensembles ci-dessous, une caractéristique qui s'applique au commerce des fourrures en Nouvelle-France. Puis, écris un texte qui explique en autant de paragraphe chacun des aspects en apportant des exemples de faits et d'événements, des comparaisons, des causes ou conséquences (effets).

1.      Le commerce des fourrures favorise le développment d'une colonie comptoir.
 2.      Le commerce des fourrures renforce la volonté de la France de peupler la colonie.
 3.      Le commerce des fourrures a permis l'arrivée dans la colonie d'une  main-d'oeuvre nombreuse et spécialisée.
 
 4.     Les profits réalisés par les compagnies sont utilisés pour développer l'économie de la Nouvelle-France.
 5.     L'attrait de la fourrure constitue un obstacle majeur à la diversification économique de la colonie.
 6.     Les profits du commerce des fourrures vont surtout à la  population de la colonie.
 
 7.    Le commerce des fourrures est à l'origine des alliances avec les Amérindiens.
 8.    Les Français et les Anglais s'entendent pour éliminer les Amérindiens du réseau de la  traite.
 9.    Le rôle d'intermédiaire joué par les Amérindiens dans le  commerce des fourrures contribue à les sédentariser.

15. Dans chacun des ensemble ci-dessous quel élément caractérise la Nouvelle-France avant 1663 ? Puis, écris un texte qui explique en autant de paragraphe 3 des 4 aspects en apportant des exemples de faits et d'événements, des comparaisons, des causes ou conséquences (effets).

ASPECT POLITIQUE
 1.     Gouvernement démocratique.
 2.     Administration par les compagnies à monopole.
 3.     Gouvernement conjoint franco-amérindien.
 
 ASPECT ÉCONOMIQUE
 4.     Les compagnies à monopole favorisent surtout le commerce du bois.
 5.     Les compagnies à monopole sont préoccupées par l'exploitation des métaux précieux.
 6.     Commerce des fourrures constitue le moteur économique de la colonie.
 
 ASPECT CULTUREL
 7.     Expansion de la civilisation amérindienne.
 8.     Évangélisation des Amérindiens.
 9.     Développement du protestantisme.

ASPECT SOCIAL

 10.  Les compagnies à monopole encouragent le peuplement.
 11.      Les nombreux mariages entre Blancs et Amérindiens inquiètent  les missionnaires.
 12.      Peu peuplée, la Nouvelle-France n'est encore qu'une colonie-comptoir.

16. Quels sont les trois caractéristiques qui décrivent correctement la Nouvelle-France à la fin du XVIIe siècle ? Puis, écris un texte qui explique en autant de paragraphe chacune des caractéristiques en apportant des exemples de faits et d'événements, des comparaisons, des causes ou conséquences (effets).

 1. Une autonomie politique.
 2. Une économie basée sur la production agricole.
 3. Une économie peu dévelopée.
 4. Une économie reposant sur l'exploitation de plusieurs  ressources.
 5. Une faible population.
 6. Un grand territoire.

17. Quelles sont les trois propositions qui s'appliquent au commerce des fourrures. Puis, écris un texte qui explique en autant de paragraphe chacune des propositions en apportant des exemples de faits et d'événements, des comparaisons, des causes ou conséquences (effets).

1. Ce commerce amenda l'expansion du territoire de la colonie.
 2. Ce commerce fut contrôlé par des compagnies qui obtenaient un monopole du roi contre certaines obligations.
 3. Ce commerce favorisa l'important développement de l'agriculture.
 4. Ce commerce permit aux Amérindiens de s'enrichir.
 5. Ce commerce permit à la colonie du Saint-Laurent de s'enrichir  et de diversifier son économie.
 6. Ce commerce provoqua des affrontements militaires entre les groupes qui se partageaient le territoire.


 18. En Nouvelle-France, deux types de colonisation s'opposent : la colonie-comptoir et la colonie de peuplement. En utilisant les mots suivants ci-dessous indiquer les caractéristiques qui conviennent  à la colonie-comptoir et à la colonie de peuplement. Puis, écris un texte qui explique en autant de paragraphe chacun des types de colonisation qui s'opposent et en t'appuyant sur les caractéristiques ci-dessous..


• L'agriculture
• La fourrure
• L'Église
• Les compagnies
• Population surtout masculine
• Villages et villes
• Alliances amérindiennes
• Économie diversifiée

19. Les caractéristiques suivantes montrent que le commerce des fourrures s'intégrait très bien au système économique de la France du 17e et 18e siècle. Écris un texte qui explique le système économique pratiqué par la France à cette époque et le rôle qu'y jouait la colonie.

•     La fourrure ne nécessite pas beaucoup d'équipement, ni de grands investissements.
•    On peut facilement la transformer en France, ce qui est à l'avantage de cette dernière.
•    Les Amérindiens y jouent un rôle important même s'ils reçoivent très peu en échange.

 

20. Identifie les éléments qui appartiennent au régime seigneurial. Puis, écris un texte qui explique les causes et effets du régime seigneuriel en autant de paragraphe chacun des éléments en apportant des exemples de faits et d'événements, des comparaisons, des causes ou conséquences (effets).

OBJECTIF
     1. Favoriser le commerce des fourrures.
     2. Favoriser le peuplement.
 
    MODE DE DIVISION DES TERRES
     3. Terres en longues bandes étroites, perpendiculaires au fleuve.
     4. Terres de forme carrée dont certaines sont  réservées au clergé.
 
   OBLIGATION
    5. Celui qui cultive la terre doit réserver une partie de sa récolte au gouverneur.
    6. Celui qui habite et cultive la terre doit payer le cens et les rentes et accomplir des corvées.

21. Dans chacun des ensembles ci-dessous, quelle caractéristique du Québec actuel tire son origine du régime français ? Puis, écris un texte qui explique en autant de paragraphe chacune des caractéristiques en apportant des exemples de faits et d'événements, des comparaisons, des causes ou conséquences (effets).

 1. La forme que prend la division des terres dans les campagnes.
 2. La localisation des principales exploitations minières.
 3. Le tracé des autoroutes.
 
 4. L'attachement du peuple à la démocratie.
 5. L'adaptation à un espace géographique parfois hostile.
 6. L'ouverture à une immigration multiculturelle.
 
 7. La langue comme expression de l'identité du Québec.
 8. Une tendance à maintenir un faible taux de natalité.
 9. Une population majoritairement urbaine.

22. De 1663 à 1675, la population de la Nouvelle-France passe de 3 000 à 7 800  habitants grâce à un certain nombre d'initiatives. Décrire les initiatives et élaborer une explication sur les causes et effets de l'évolution du peuplement.

23. Quels sont les deux énoncés qui correspondent au rôle du gouverneur et à celui de l'intendant en Nouvelle-France à partir de 1663. Puis pour chacun des énoncés, élabore un paragraphe explicatif sur les rôles et fonctions de ces deux fonctions qui marquent le premier type de gouvernement en Nouvelle-France en t'appuyant sur des faits, des événements, des comparaisons, des causes ou des conséquences.

 1. Il représente le roi dans la colonie.
 2. Il est le grand responsable du peuplement de la Nouvelle-France.
 3. Il voit à la mise en place d'une structure militaire dans chacune des paroisses ou des seigneuries.
 4. Il est le grand responsable de l'organisation de l'Église catholique.
 5. Il reçoit des redevances des censitaires.

24. Aux 15e et 16e siècles, l'Angleterre, l'Espagne, la France et le Portugal engagent des navigateurs qui ont pour mission d'explorer les océans. Quelles sont les deux caractéristiques des pays qui participent aux grandes explorations? Puis pour chacune des caractéristiques, élabore un paragraphe explicif sur l'oeuvre importante de certains personnages de la Nouvelle-France en t'appuyant sur des faits, des événements, des comparaisons, des causes ou des conséquences.

1      Les pays qui y participent sont les plus pauvres d'Europe; ils doivent chercher ailleurs les richesses nécessaires pour subvenir aux besoins de leur population.
2      Les marins de ces pays maîtrisent des techniques de navigation avancées et se servent de boussoles, de caravelles et d'astrolabes.
3      Les pays qui y participent sont à la recherche de nouveaux débouchés pour écouler leurs produits.
4      À la suite de la chute de Constantinople aux mains des Turcs, les rois de ces pays désirent trouver de nouvelles routes vers l'Asie.

25. Les différences entre le milieu de vie des Algonquiens et celui des Iroquoïens ont créé des relations et des modes de vie différents. L'image ci-dessous représente un de ces groupes. Préciser et développer une explication pour chacun des groupes en élaborant des descriptions du mode de vie, du logement, de l'alimentation, de l'organisation sociale, leurs alliances.