Vous êtes accueil PROTIC - élèves - géographie - territoire agricole


Théorisation
Les avancées du savoir collectif à propos du territoire agricole
 
Par M.F. Arsenault, élève de troisième secondaire PROTIC, février 2003

intitulé de la note/nom notion/problème ...échafaudage ...composante de la compétence ..propriété caractéristique de la composante. .Modification ou amélioration à effectuer ..
Division des terres : pourquoi? François D. Division des terres

« J’ajoute un fait nouveau » « J’approfondis une idée »
« Je voudrais te signaler que »

Décoder des paysages du territoire agricole Informations sur les rangs et les cantons  
Les cantons de l’est et de l’ouest Marie-France Division des terres Type d’agriculture « J’énonce ma théorie » Décoder des paysages du territoire agricole Explication des cantons de dimensions différentes Ajouter une carte pour démontrer la différence
Climat vs récoltes au CanadaAnthonie Type d’agriculture « J’approfondis une idée » Décoder des paysages du territoire agricole Influence du climat sur l’agriculture  
Pourquoi les jeunes partent à la campagne Guillaume L. Exode rural « J’énonce ma théorie » Mettre en relation différentes échelles géographiques Le rôle de la machinerie dans l’exode rural    
Type agriculture François D. Type d’agriculture « J’ajoute un fait nouveau » Saisir le sens des actions humaines sur le territoire agricole Énumération et définition de différents types d’agriculture  

  Les notes des participants François D., Marie-France, Anthonie ayant participé à l'élaboration des notes sur les cantons, par exemple, avec des intitulés tels " j'énonce ma théorie " et " j'approfondis une idée " font beaucoup avancer la compétence finale en traitant de différents capacités dont : " Décoder des paysages du territoire agricole ", surtout lorsqu'ils expliquent et précisent des informations car cela permet d'explorer très en profondeur un sujet tout en prenant des optiques et des points de vue différents. 

"Dans le temps, on divisait les terres en rangs ou en cantons. Les rangs permettaient très souvent à tous les agriculteurs de pouvoir avoir de l'eau sur leur terre. Les Français divisaient leurs champs de cette façon. Les rangs sont de forme rectangulaire. Les cantons quant à eux sont de forme carré. À cause de ce principe anglais, plusieurs agriculteurs n'ont pas nécessairement un cour d'eau qui rejoint leur territoire." - François D.

"Je me suis demandée, si les rangs français avaient pour avantage de faire passer un cours d'eau chez chaque propriétaire, quels étaient les avantages des cantons anglais, car il devait bien y en avoir" - Marie-France

"Pour enrichir l'idée de Marie-France, j'apporte une partie de la réponse à sa problématique: le canton est d'abord et avant tout un mode de division du territoire en vue de faciliter la concession des terres publiques à des particuliers sans qu'il soit question de redevance." - Anthonie                        --------------------------------------------------------

"Plusieurs personnes m'ont dit qu'un canton mesurait 10 milles de côtés(antidote également) mais moi j'ai trouvé 6 milles ou 9,4km dans deux livres(Une réalité à construire et Destination Québec-Canada)... Je me demande donc si les mesures des cantons différeraient dépendamment du pays, de la région ou de l'époque." - François D.

"Sur différentes sources, nous avons trouvé deux chiffres pour leurs superficie : 10 milles x 10 milles contre 6 milles x 6 milles.  L'explication de ces informations contradictoires est simple : au Québec, plus à l'est, les cantons ont 10 milles de côté, mais sont divisés en plus petits lots à cause du climat plus favorable à la culture plus intensive, c'est-à-dire dans un espace plus restreint. Les cantons de l'ouest, pour leur part, n'ont que 6 milles de côté, mais sont divisés en lots beaucoup plus grands. L'explication est la culture des céréales à culture extensive. Dans les prairies, vu le climat et le manque d'eau, il n'y a pas beaucoup de cultures qui peuvent être rentables. Le blé, par exemple, peut s'accommoder à ces conditions, mais, pour être réellement rentable, sa culture doit s'étendre sur une superficie beaucoup plus importante. (voir la note d'Anthonie sur le climat)" - Marie-France

Dans ces exemples, on peut bien voir l'évolution des informations, le trajet qui a été fait par les différents membres de la collectivité pour développer un sujet et le rattacher aux capacités telles: "Décoder le paysage agricole", "saisir le sens des actions humaines sur le territoire agricole" et même, jusqu'à une certaine limite, "mettre en relation différentes échelles géographique". Ajouter des cartes ou organiser les informations plus efficacement pourrait grandement aider à la compréhension et, donc, à l'élaboration des connaissances par d'autres collaborateurs.  Pour garder le même exemple de la suite de notes sur les cantons, on pourrait montrer des cartes qui illustrent la conservation des lots carrés et des cantons ou les routes séparant ce qui fut des rangs. Pour ce qui est des critères de la compétence, on peut remarquer que l'utilisation des cartes est beaucoup trop restreint, qu'il faudrait l'exploiter bien d'avantage pour communiquer plus aisément, et que les échelles géographiques pourraient aussi être utilisés d'avantage, par exemple, prendre un sujet par le côté social, économique, historique etc. comme Anthonie l'a fait dans sa note sur les cantons, expliquant leur implantation lors du régime britannique.

"Je raconte et j'ajoute un fait nouveau concernant une réalité historique au Canada. Ce sont les colons français qui introduisirent les premiers l'agriculture de type européen dans l'est du Canada (ce qui explique pourquoi on retrouve des rangs vers l'est car ce sont les français qui ont instauré cette méthode) , au début du XVIIe siècle. Plus tard, des immigrants venusde l'Angleterre et d'autres pays d'Europe s'établirent vers l'Ouest (cantons = méthode anglaise) . Pour de plus amples renseignements, je vous suggère d'aller jeter un coup d'oeil à la note de Marie-France au sujet des cantons." - Anthonie

Finalement, malgré mon avis sur l'élaboration plus précise d'une idée, je crois qu'il est tout de même très important de conserver une vue d'ensemble pour les notions à traiter plus généralement et se pencher peut-être d'avantage sur les sujets tels la ruralité et la désertification car ce sont des sujets moins exploités que la division des terres et l'exode rural, par exemple.