Écrire un texte
  
  Vous trouverez ici de l'information sur la structure de certains types de textes : des explications, des exemples, des techniques pour la rédaction, des plans, et... des liens.

Textes courants

Textes littéraires
Texte descriptif Biographie Poème, chanson
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Autres récits:
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Outils pour la rédaction

Le processus d'écriture

Le résumé Le plan et le plan détaillé
L'introduction La conclusion Une grille de révision
Un texte homogène: des paragraphes bien liés.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte descriptif

Le texte de type descriptif propose une structure dans laquelle un sujet est posé. Le sujet de la description peut-être:

  • un objet 
  • un être
  • un événement 
  • une situation 
  • un concept 
  • une procédure
  • un fonctionnement
  • etc.

 

Ce type de texte déborde de la description traditionnelle de personnages ou de lieux dans un récit. On peut décrire le sujet:

Exemple:

La cabane du trappeur

Il y a plusieurs années, les trappeurs vivaient dans des cabanes en bois rond. Aujourd'hui, ceux qui s'en construisent encore, le font pour le plaisir.

La cabane est un entassement de gros rondins posés les uns au-dessus des autres selon un plan carré. Leurs deux extrémités sont encochées pour recevoir le tronc suivant et assurer une meilleure stabilité à l'échafaudage.

La cabine n'a pas de porte, mais une trappe dans le toit, à laquelle on accède par un ponton incliné... pas besoin d'échelle à l'intérieur, les troncs forment des marches. Les fentes entre les troncs ont été colmatées par des "bouchons de torchis" formés de petits bâtons entourés d'herbes sèches mêlées à de la terre glaise très humide. Le toit a deux pentes. C'est une armature de rondins serrés les uns contre les autres et recouverts d'une couche de terre sous laquelle on a disposé une toile en plastique. Les fenêtres sont des fentes entre deux troncs, dégarnies de "bouchons" en torchis.

À l'intérieur, en glissant des perches entre deux murs se faisant face, on a construit des couchettes superposées, des banquettes, une table. Un plancher fait de croûtes nous isole du sol.

C'est ainsi qu'était construite la cabane du trappeur.

Tiré de VIVRE EN ROBINSON, Michel et Annie Politzer, Gallimard, 1975.

Aspects et sous-aspects traités dans ce texte:

sujet du texte: La cabane en bois rond
aspect 1: Le matériau de base: Les rondins aspect 2: Les parties de la cabane aspect 3: L'intérieur de la cabane
s.-aspect 1: L'assemblage s.-aspect 2: L'échafaudage s.-aspect1: Une trappe s.-aspect2: Le toit s.-aspect3: Les fenêtres s.-aspect1: Des couchettes s.-aspect2: Des banquettes s.-aspect3: Une table s.-aspect4: Un plancher

On remarque également que le texte commence par une courte introduction:

"Il y a plusieurs années, les trappeurs vivaient dans des cabanes en bois rond. Aujourd'hui, ceux qui s'en construisent encore, le font pour le plaisir."

et qu'il se termine par une courte conclusion:

"C'est ainsi qu'était construite la cabane du trappeur."

Tableau récapitulatif : texte de type descriptif

  • Présence de faits, de renseignements vérifiables et objectifs
  • Peu ou pas de verbes d'opinion ni de mots exprimant des sentiments, sauf dans les citations
  • Absence quasi totale des pronoms personnels "je", "tu", "nous", "vous". Ces pronoms s'ils sont utilisés ne doivent pas exprimer tes propres sentiments. Prédominance des pronoms de la 3ième personne : "il", "ils", "on".
  • Présence de groupes nominaux : noms complétés par des adjectifs, accompagnés ou non d'adverbes, de groupes prépositionnels (les gants avec des trous grands comme le mont St-Pierre ; d'indices de comparaisons le sourire aussi large qu'un océan à l'autre), servant à mieux préciser l'information
  • Emploi d'un vocabulaire neutre, sauf dans les citations
  • Emploi fréquent de phrases déclaratives, les phrases déclaratives peuvent être de forme affirmative : Durant notre visite, il nous a offert de la crème glacée aussi blanche que les pics des Rocheuses de l'Ouest... mais nous venions tout juste d'avaler un repas gargantuesque de forme négative : dans la foulée on n'a pu réveiller nos papilles gustatives.
 

Un lien vers d'autres informations sur le texte descriptif: Louise Ménard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'introduction d'un texte courant

L'introduction, c'est la porte d'entrée d'un texte, ce qui donne au lecteur le goût de poursuivre la lecture... ou de l'arrêter tout de suite.

L'introduction idéale amène souplement le lecteur à connaître non seulement le sujet du texte, mais les idées générales qu'il aborde.  Elle comporte généralement trois parties:  Le sujet amené,  le sujet posé,  le sujet divisé.

I- Sujet amené:  Une ou deux phrase qui vont habilement, souplement, préparer le lecteur à connaître le sujet de votre texte.

On commence de façon large, générale et on précise graduellement pour en arriver au sujet du texte.  C'est la plus importante partie de l'introduction, et aussi la plus difficile à réaliser.  On dit qu'un sujet bien amené se pose de lui-même.  Les quatre trucs qui suivent peuvent vous aider pour le sujet amené:

a)   Sujet amené par des considérations historiques.

 
 sujet du texte: La conquête de l'espace
Depuis les rêves de Jules Verne, en passant par Tintin (on a marché sur la lune), depuis le lancement du premier satellite artificiel "Spoutnik 1" par les Russes, jusqu'aux premiers hommes sur la lune, la conquête de l'espace ne cesse de nous fasciner.
Remarque: Il y a dans un dictionnaire, de nombreuses informations historiques pouvant servir à amener un sujet; c'est le dictionnaire qui a fourni les informations nécessaires pour rédiger ce sujet amené:
  • Jules Verne
  • 4 juillet 1957: lancement du SPOUTNIK par les Russes
  • 16 juillet 1969: Lancement d'Apollo XI, mission au cours de laquelle Armstrong et Aldrin marchent sur la lune

   b)   Sujet amené par une vision élargie du sujet. 

 sujet du texte: La conquête de l'espace
L'astronautique, l'astronomie, l'aéronautique tout comme l'astrophysique, sont des sciences qui permettent l'exploration de l'espace. Les scientifiques sont déjà en train de construire une station spatiale habitable en orbite autour de la terre.
Remarque: Ici, c'est l'analyse du sujet qui nous donne les considérations générales (vision élargie) permettant d'amener le sujet.

   c)    Sujet amené par l'actualité.

 sujet du texte: La conquête de l'espace
Dernièrement, les États-Unis lançaient un satellite artificiel en direction du soleil, dans le but d'observer la "face cachée" de notre chère étoile. Cette recherche permettra sans doute de recueillir quantité d'informations sur notre système solaire.
Remarque: Ici, le même sujet est amené par un fait d'actualité scientifique. (journaux, nouvelles télévisées)

   d)    Sujet amené par une expérience personnelle.

 sujet du texte: La conquête de l'espace
Lorsque j'étais petit, mes parents m'ont amené voir le film de Spielberg, E.T., l'extra-terrestre.  À l'époque, je croyais vraiment que les extra-terrestres existaient et qu'un jour les civilisations intergalactiques viendraient nous sauver, nous, les Terriens, de la pollution de notre planète. 
Remarque: On fait appel ici à un fait ou un événement vécu pour amener le sujet (le fait ou l'événement peut être réel ou fictif)

Les exemples précédents montrent différentes façon d'amener le sujet.  Ce ne sont pas les seules, bien sûr, mais peu importe la façon que vous choisissez, l'important, c'est de situer le sujet dans un contexte plus large.

 

II- Sujet posé: Une ou deux phrases qui vont clairement résumer le sujet de votre texte.  Le sujet posé n'est ni plus ni moins qu'un résumé très court du sujet de votre texte.  La principale difficulté est de l'enchaîner souplement au sujet amené.

 

III- Sujet divisé: Le sujet divisé est en quelque sorte un plan des principaux aspects abordés dans le texte.  Plus le texte est court, moins il est important d'inclure un sujet divisé dans l'introduction.

 

IV- Exemples d'introductions complètes:

 

sujet amené

    Lorsqu’un pays, une ville ou un village est en train de prendre de l’expansion, il est capital qu'il ait une armée complète et bien organisée. Dans le cas de Rome, dans l’antiquité, il fallait absolument  garder une armée puissante et imposante, pour assurer la résistance contre les ennemis, contre les peuples conquis. L'armée romaine était redoutable et ce pour plusieurs raisons.  Elle a établi beaucoup de choses importantes telles des camps spécialement aménagés, des tenues vestimentaires spécialement conçues pour ses soldats, des divisions bien imaginées et la fidélité sans limite de ses soldat

sujet posé
sujet divisé

sujet amené Depuis les rêves de Jules Verne, en passant par Tintin (on a marché sur la lune), depuis le lancement du premier satellite artificiel "Spoutnik 1" par les russes, jusqu'aux premiers hommes sur la lune, la conquête de l'espace ne cesse de nous fasciner.  On peut dès lors se poser la question: "La conquête de l'espace est-elle nécessaire à la survie de l'humanité ? Pour traiter de cette question, il faut réfléchir aux coûts qu'elle engendre et au rapport d'équilibre qui devrait exister entre les problèmes de la planète et la recherche scientifique.
sujet posé
sujet divisé

 

sujet amené Les premières percées technologiques de l'homme de la préhistoire ont servi à différents usages touchant à sa survie.  Au nombre de ces usages, on trouve évidemment l'arme.  Un très grand nombre de progrès technologiques ont eu, au cours de l'histoire, des applications d'ordre militaireC'est le cas d'une des plus importantes découvertes du XXe siècle: l'énergie nucléaire.  À la fois ange et démon, l'énergie nucléaire peut rendre de grands services à l'homme, aussi bien qu'elle peut l'anéantir
sujet posé
sujet divisé

 

sujet amené Brett Hull, Pavel Bure et Wayne Gretsky pratiquent ce sport régulièrement.  Les patrons d'entreprise chaussent ce soulier pour se rendre au travail.  Les hockeyeurs de ruelles ne jurent que par lui.  Les mordus du ski l'utilisent pour leur entraînement estival et ça ne semble pas vouloir s'arrêter là.  Avec bientôt quatre millions d'adeptes, le patin à roues alignées est sans contredit l'activité urbaine de l'heure. Il n'est donc pas surprenant d'assister à une levée de boucliers de la part des municipalités devant cette armada de patineurs à l'assaut du macadam.
sujet posé
sujet divisé

 

sujet amené Quel point commun existe-t-il entre l'épopée du Mahàbhàrata et le compte rendu d'accident rédigé à l'attention d'un compagnie d'assurance ?  Entre  Les Mémoires du général de Gaulle et les aventures de Tintin au pays de l'or noir ? Entre L'étranger d'Albert Camus et un article de presse relatant le dernier voyage du Pape en Amérique latine ?  Dans tous les cas, il s'agit de récits, c'est à dire, au sens le plus commun, d'histoires, petites ou grandes, qui rapportent des faits.  Les romans, nouvelles littéraires et contes rapportent des faits fictifs alors que les biographies, nouvelles journalistiques et comptes rendus d'événement rapportent des faits réels.
sujet posé
sujet divisé

 

à éviter !
  • ...ce dont je vais vous parler...
    (formule trop souvent utilisée qui n'a pas sa place dans un texte descriptif, informatif ou même explicatif)
    ( pas de "je, tu, nous, vous" dans ce type de texte)
  • ...que ce texte parlera...  (un texte ne parle pas)

 

Remarques générales sur l'introduction et la conclusion:

L'INTRODUCTION:  Du général au particulier
sujet amené concept englobant le sujet ou plus large que le sujet
sujet posé le sujet lui-même
sujet divisé les parties du sujet (aspects)

 

LA CONCLUSION:  Du particulier au général
rappel les parties du sujet (aspects)
ouverture concept englobant le sujet ou plus large que le sujet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La conclusion d'un texte courant

Si l'introduction est la porte d'entrée d'un texte, la conclusion en est la porte de sortie.  C'est la dernière impression que vous laissez à votre lecteur; une bonne impression... ou une mauvaise.

La conclusion idéale résume brièvement les idées principales de votre sujet puis rend au lecteur sa liberté en réouvrant le sujet dans une démarche contraire à celle du sujet amené.  Elle comporte généralement 2 parties: Un résumé ou rappel des aspects abordés et une ouverture

I- Résumé ou rappel: Une ou deux phrases qui vont simplement rappeler au lecteur les principaux aspects abordés dans votre texte.

II- Ouverture: une ou deux phrases qui vont réouvrir le sujet.  Il s'agit en fait de la démarche contraire à celle effectuée lorsque l'on passe du sujet amené au sujet posé dans l'introduction.  C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on réutilise souvent l'idée qui nous a servi pour amener le sujet afin de réaliser l'ouverture de la conclusion.

III- Exemples de conclusions complètes:

rappel Bref, quelles que soient les possibilités envisagées, il y a toujours avantage à laisser les jeunes libre de déterminer le nombre d'heures à consacrer à un emploi.  Cette attitude leur permet de développer leur personnalité, de rendre un immense service à la société et de mettre un peu d'argent de côté.  Après tout, ne vivons-nous pas dans un pays démocratique ?
ouverture

 

rappel En conclusion, s'il y a tant de graffitis, c'est probablement parce que les jeunes ont quelque chose à dire et que pour eux, c'est le seul moyen de se faire entendre, ou plutôt lire.  Ce serait donc une forme d'art créé pour répondre à un besoin d'expression L'art a souvent été réprimandé et aujourd'hui encore, certains rient des Demoiselles d'Avignon de Picasso ou du pop'art de Warhol, mais lorsqu'un Van Gogh se montre, tous crient au miracle.  Cela nous a pris un siècle avant d'apprécier Van Gogh, mettrons-nous aussi longtemps pour les graffitis ?
ouverture

 

rappel En fin de compte, on se doit d'admettre que malgré les coûts astronomiques qu'elle engendre et l'équilibre que l'on doit créer entre les problèmes terrestres et la recherche scientifique, la conquête de l'espace est et demeurera indispensable à l'avenir de l'humanitéQui sait, peut-être qu'un jour elle permettra l'élargissement de la conscience humaine ?
ouverture

 

à éviter !
  • ...j'espère que vous avez aimé, apprécié, appris, etc.
    (formule trop souvent utilisée qui n'a pas sa place dans un texte descriptif, informatif ou même explicatif)
    ( pas de "je, tu, nous, vous" dans ce type de texte)
  • ...ce texte parlait de...  (un texte ne parle pas)

 

Remarques générales sur l'introduction et la conclusion:

L'INTRODUCTION:  Du général au particulier
sujet amené concept englobant le sujet ou plus large que le sujet
sujet posé le sujet lui-même
sujet divisé les parties du sujet (aspects)

 

LA CONCLUSION:  Du particulier au général
rappel les parties du sujet (aspects)
ouverture concept englobant le sujet ou plus large que le sujet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un texte homogène: des paragraphes bien liés.

    Voici trois extraits de textes dans lesquels on observe des liens entre les paragraphes.  Ces extraits montrent trois façon différentes de lier entre elles les idées de vos paragraphes.  Observez-bien...


         Le réseau des voies romaines facilite le travail des fonctionnaires, qui doivent administrer un territoire immense. Il contribue également au rapprochement des divers peuples de l’empire et au développement des échanges commerciaux. Cependant, sa fonction est d'abord militaire: les voies romaines permettent en effet un déplacement rapide et ordonné des soldats, tout en assurant leur ravitaillement. Le réseau routier accroît donc le pouvoir de Rome sur son empire. Œuvre aussi gigantesque que les pyramides et les temples de l’Égypte ancienne, les voies romaines visent le renforcement du pouvoir et non la glorification des dieux; elles sont construites sous la direction de l'armée, non sous celle des scribes.

Si le réseau routier joue un rôle primordial dans la vie militaire et politique de l'Empire, les circuits maritimes n'en sont pas moins déterminants en ce qui concerne la prospérité économique. En effet, pour le transport des marchandises, le bateau est largement préférable au chariot: il est plus économique, plus rapide et offre autant de sécurité (document 3.43). La plupart des bateaux sillonnent la Méditerranée. Ils empruntent les circuits établis par les Phéniciens et les Grecs. Les ports les plus actifs de l'Empire sont Ostie, le port de Rome, et Alexandrie, sur le delta du Nil. Les fleuves participent également au dynamisme du commerce; la navigation y est très intense.

L'idée générale de ce paragraphe:  
Le réseau routier romain
Lien entre les deux idées
L'idée générale de ce paragraphe:  Le réseau maritime romain

 
       Au 5e siècle
avant Jésus-Christ, les Latins se regroupent en une ligue de 30 cités afin de se libérer de la domination étrusque. Très rapidement, les Romains s'imposent au sein de la ligue. Une fois maîtresse du Latium, Rome s'attaque à ses plus proches ennemis: les Étrusques, les Gaulois (de la Gaule cisalpine, c'est-à-dire au sud des Alpes) et les Grecs (de la Grande-Grèce). Il lui faudra 200 ans pour établir sa domination sur l'ensemble de la péninsule.   

     Au terme de la conquête de la péninsule italienne, Rome entre en guerre contre des ennemis plus redoutables encore, les Carthaginois. Ce sont d'habiles marins qui, à partir de leur ville, Carthage, établie sur la côte africaine, dominent le trafic maritime sur la Méditerranée occidentale. Contrairement aux Romains, ils disposent d'une puissante flotte de guerre. Il faut trois guerres épuisantes à Rome pour vaincre définitivement les Carthaginois. Leur ville est complètement détruite et ses habitants sont réduits à l'esclavage. Rome domine désormais la Méditerranée occidentale (document 3.33) de même que la Méditerranée orientale.

 L'idée générale de ce paragraphe:
La conquête de la péninsule italienne
Retour sur l'idée précédente avant de présenter la nouvelle idée.
L'idée générale de ce paragraphe:
 La conquête du bassin méditerranéen 


         Malgré une langue et une religion communes, les Grecs de cette époque ne vivent pas dans un pays unifié comme l'Égypte des pharaons. À l'image du territoire qu'ils occupent, ils se divisent en plusieurs communautés rivales, farouchement indépendantes les unes des autres. Chacune de ces communautés vit sur un territoire restreint, composé d'un village ou d'une ville et de la campagne environnante, et forme une cité.   
La plus célèbre est la cité d'Athènes.

       Au début du 5e siècle avant Jésus-Christ, la puissante armée du roi de Perse tente à deux reprises de soumettre les cités grecques de la péninsule. Aussi, face à l'ampleur du danger, les Grecs s'unissent pour la première fois afin de repousser les Barbares. Les Athéniens s'illustrent au combat. Ils remportent, sur le territoire même de leur cité, la bataille terrestre de Marathon en 490 et la bataille navale de Salamine en 480. Ces victoires marquent le début de la puissance athénienne. La cité s'impose alors dans le monde grec et influe fortement sur sa civilisation.

L'idée générale de ce paragraphe:
Grèce: des cités
 indépendantes
Annonce de l'idée du prochain paragraphe.
L'idée générale de ce paragraphe:
Athènes s'impose

 

Le récit

 

    Voici une histoire typique, on pourrait l'appeler "la mère de toutes les histoires".  Elle donne en effet une bonne idée de la structure de tout récit fictif: que l'on parle de contes, de nouvelles littéraires, de romans, de légendes ou de récit d'aventures.

 

Une histoire

    Il était une fois, en un certain endroit, un être qui possédait à la fois des forces et des faiblesses.

    Cet être voulait atteindre un certain but.

    Cependant, il y avait un (ou plusieurs) obstacle(s) à ce but, d'une nature telle qu'ils atteignaient l'être dans son point le plus vulnérable (ses faiblesses).  L'être comprit que pour atteindre son but, il devait venir à bout de l'obstacle.

    Il s'efforça donc d'écarter celui-ci, essayant un moyen puis un autre, et échouant plus ou moins à chaque fois.  Il finit par admettre que ses faiblesses ne pouvaient être totalement annulées.

    Mais, fort de cette prise de conscience, il fit un dernier effort pour transcender ses faiblesses, et, en faisant cela, il renversa l'obstacle et atteignit son but.

 

 

 

 

 

 

 

Le récit d'aventures

La situation initiale:

    Dans la situation initiale, on présente le personnage principal de l'histoire, le temps et le lieu où se déroule l'histoire.  On doit mentionner ce que ce personnage est en train de faire avant que n'arrive l'événement perturbateur.  L'ambiance qui règne dans la S.I. est calme, car il s'agit d'une description de l'état des choses avant que l'action ne commence.

    La S.I. doit généralement répondre aux questions suivantes:

Qui ? Où ? Quand ? Quoi ?

L'événement perturbateur:

    C'est l'événement qui vient briser l'état de calme de la situation initiale.  Il est généralement dérangeant ou menaçant pour le personnage principal.  Il peut prendre plusieurs formes:

Danger Menace Surprise Projet à réaliser Besoin Désir à combler

L'événement perturbateur est très souvent introduit par un marqueur de temps comme:

    soudain..., tout à coup..., brusquement..., c'est alors que..., à ce moment..., ce jour là..., un jour..., au moment où..., etc.

Les péripéties:

    Les péripéties sont les actions que le personnage entreprend pour vaincre la menace ou le danger, pour atteindre son but, pour réaliser son projet, etc.   Quelques action sont entreprises subséquemment, soit elles amènent à un échec, soit elles sont une étape qui rapproche le héros de son but et finalement, une dernière action du personnage principal ou de ses alliers amènera la victoire sur la menace ou le danger: c'est le dénouement.

Le dénouement:

    La dernière action du personnage principal ou de ses alliers qui amène la victoire sur la menace ou le danger.

La situation finale:

    Le climat de tension créé par la menace ou le danger tombe et l'on revient au calme de la situation initiale.  L'action de l'histoire est terminée, c'est pourquoi la S.F. décrit l'état des choses après que la menace soit écartée.

 

Des exemples de récits d'aventures

  1. Le monstre de la mer

  2. Dans les entrailles d'une crevasse
  3. Le Torrent

Deux exercices pour identifier les parties d'un récit

Pour ces deux exercices, je vous donne le texte et le corrigé, dans lequel chaque partie (situation initiale, événement perturbateur, péripéties, dénouement et situation finale) est identifiée par une couleur différente.

1. Le pont de la rivière Malbaie (légende) : texte et corrigé
2. Dans les entrailles d'une crevasse (récit d'aventures) : texte et corrigé

 
Situation initiale

     Ce soir-là, veille de l'accident, mon fils Antoine fit un feu, dépeça un lièvre qu'il avait tué durant la journée et l'apprêta pour son repas du soir.  Après, il dormit.  Mais déjà, vers minuit, le temps changea brusquement.  Du froid vif de la journée, on passait en montée rapide à une tiédeur menaçante.  À l'aube, la neige fondait et l'eau coulait partout sur le sol.

    D'un coup, la glace du torrent céda et l'eau dévala des hauteurs.  C'était une masse énorme qui se ruait sur les basses terres.  Antoine, éveillé, tenta de fuir, mais il était déjà trop tard, l'eau l'atteignit, il était emporté vers le lac. Ce fut un combat comme il n'en avait jamais soutenu; de toutes les forces de ses muscles et par instinct plus que par calcul, il tenta de résister à cette puissance qui le charriait comme un fétu.  Il s'arc-bouta, battit des bras et des jambes, s'accrocha à toutes les aspérités sur son passage.  Mais l'eau fut la plus forte.  Moulu, contusionné, il fut entraîné dans l'obscurité.  Une masse terrible lui enserrait la poitrine.  Il étouffait, il avalait de l'eau et plus il se débattait, plus il se butait sur quelque chose, une couche solide, un plafond qui le retenait, qui l'empêchait de passer.  Soudain, il comprit: le torrent l'avait entraîné dans le lac et projeté sous la glace; pour se sauver, il devait agir rapidement.  Il songea à trouver l'endroit où la glace avait été rompue, mais y renonça aussitôt.  Il ne savait dans quelle direction aller.  Se trompant, il risquait d'avancer encore plus au large et ce serait la mort certaine.

    Ces pensées le traversaient comme des éclairs.  Il calcula aussitôt que la glace sur le lac n'était pas assez épaisse pour porter un homme.  Il tira son couteau de sa gaine, appuya une main sur la surface au-dessus de lui et frappa à grands coups.  Mais il effritait à peine l'obstacle; un poids à la jambe lui rappela qu'il s'était endormi avec sa hachette enfilée dans la gaine.  D'un geste rapide, il laissa choir son couteau inutile au fond de l'eau.  Avec le nouvel outil, il eut de meilleurs résultats.  La glace céda, petit à petit.  Les poumons près d'éclater, la tête bourdonnante, Antoine pratiqua d'abord un trou grand comme la main, puis assez grand pour y passer la tête.  Il alla vivement respirer par ce trou, il était sauvé.  Il replongea, et comme il était bon nageur, il n'eut aucune difficulté à agrandir le trou, à le rendre praticable.  Un problème restait cependant: celui de la glace trop mince.  Il réussit tout de même à se hisser hors de l'eau.  Puis, étendu de tout son long, il se laissa glisser sans imprimer de secousse à cette surface instable; il put ainsi se rendre jusqu'au bord.  Là, l'eau étant peu profonde, il se mit debout et termina le voyage en enfonçant dans la glaise friable et en marchant à pas hauts jusqu'au sable.  Quand il y parvint, épuisé, il se laissa tomber au bord de la perte de conscience.

    Le soir même, autour du feu avec nous, il ne parlait pas beaucoup, épuisé qu'il était par le combat qu'il avait livré au torrent.  Il alla se coucher peu après la tombée du jour et dormit comme un loir.

Élément perturbateur
Péripéties
Situation finale

 

 

 

 

 

 

 

D'autres types de récit

Des nouvelles littéraires: Un conte: Une légende québécoise  

 

Le pont de la rivière Malbaie  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poème, chanson

 

 

 

 

 

 

 

Biographie

    Des exemples de biographie:

   Et un site consacré aux biographies:    http://www.biographie.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

LE  PROCESSUS  D'ÉCRITURE

1- Brainstorming

2- Plan

3- Brouillon

4- Révision:  auto-correction, correction par les pairs, conseils du professeur, etc.

  1. Structure, cohérence et logique du texte

  2. Contenu du texte

  3. Langue: orthographe, syntaxe, ponctuation

Remarques: 

5- Propre

Travail de finition:  

 

 

 

 

 

 

 

 

Le  plan et le plan détaillé

    Le plan, c'est le squelette du texte, il en organise les idées.  Le plan détaillé, en plus de montrer le squelette ou la structure du texte, propose de courts résumés des différents aspects abordés.

En bref:

Plan Plan détaillé
  • Principaux aspects et sous-aspects abordés dans le texte, organisés et structurés comme une table des matières.

 

  • Principaux aspects et sous-aspects abordés dans le texte.
  • Courts résumés de chacun des aspects ou sous-aspects.
EXEMPLE  DE  PLAN EXEMPLE  DE  PLAN  DÉTAILLÉ

 

 

 

 

 

 

 

 

Un exemple de plan:

                                                    Les guerres Puniques

 

1.     1ière Guerre punique

1.1   La puissance militaire de Rome et des Perses à ce moment

1.1.1     La compositions de leurs armées

1.1.2     L’habillement des soldats et de la cavalerie

1.2   Le territoire qu’ils se bataillaient

1.2.1         Pour quelles raison ce territoire était convoité

1.3  Le dénouement de cette guerre

1.3.1         Les Grandes batailles

1.3.2     Qui en sort vainqueur

1.3.3     Les dirigeants des deux camps

1.3.4     Les pertes en hommes

 

2.     2ième guerre punique

2.1   La puissance militaire de Rome et des Perses à ce moment

2.1.1     Les changements de leurs armées depuis la 1ière guerre

2.2   Le territoire qu’ils se bataillaient

2.2.1     Pour quelles raisons

2.3   Le dénouement de cette guerre

 

3. 3ième guerre punique

3.1            Forces des deux camps

3.1.1     L’impact économique sur les cités perses de leurs défaites        

 

3.2            territoire qu’ils se bataillaient

3.2.1     Pour une raison de vengeance…

3.3         Le dénouement de cette guerre

3.3.1         Pertes en hommes

3.3.2         Les dirigeants des deux camps

3.3.3    L’effondrement de l’empire Perse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un exemple de plan détaillé:

La violence, synonyme d’amusement chez les Romains d’autrefois.

   

1 : Des gladiateurs surentraînés.

 

1.1   : Divers affrontements se tenaient dans l’amphithéâtre… Les plus populaires étaient les combats à mort qui mettaient aux prises des lutteurs appelés gladiateurs.

1.2   : De riches citoyens et politiciens entretenaient des écoles spécialisées dans le «dressage» de gladiateurs.

1.3   : La grande majorité des nombreux gladiateurs, se composait de criminels, d’esclaves, ou de prisonniers de guerre, formés et entraînés dans des écoles spécialisées.

1.4   : Les combattants étaient armés de différentes façons, afin de rendre les rencontres beaucoup plus intéressantes auprès du public.

            1.4.1 : Certains gladiateurs étaient totalement recouverts par leur armure.

                 1.4.2 : D’autres luttaient avec une simple épée ainsi qu’un bouclier.

                1.4.3 : Les «rétiaires», quant à eux, se battaient avec une longue fourche appelée «trident» et un filet

  1.5   : La foule décidait du sort des vaincus. Pouce levé, elle signifiait le souhait de les voir survivre. Pouce tourné vers le sol, elle décidait la mise à mort.

  1.6 : S’ils faisaient preuve de bravoure et divertissaient le public, les gladiateurs pouvaient recouvrer leur liberté.

  1.7   : Parfois, à l’heure du repas, des criminels condamnés, après avoir suivis un petit entraînement, se battaient jusqu’à la mort. Le survivant revenait combattre le lendemain.

  1.8   : Les spectacles sanglants opposant des gladiateurs, servaient littéralement à «éteindre» le surplus de violence présent dans le caractère de certains citoyens, et à divertir le public.

                  1.9   : À Rome, jamais Jules César ne manquait un spectacle de gladiateurs, se déroulant à l’intérieur de l’énorme Colisé.

                  1.10 : Certaines personnes choisissaient le métier de gladiateur par simple goût.

                  1.11 : L’un des gladiateurs des plus connus était Celadus le Thrace, surnommé «celui faisant soupirer les filles».

                  1.12 : Pour la plupart de ces meurtriers professionnels, la vie était courte et violente.

             

2 : Des fauves terrifiants.

              2.1 : Les gladiateurs affrontaient également des bêtes sauvages (lions, ours, serpent, éléphants) importés en grand
                     nombre des provinces africaines.

  2.2 : La plupart des citoyens romains, adoraient ce genre de spectacle.

  2.3 : Cependant, quelques savants romains méprisaient la stupidité de ces spectacles horrifiants, tel que Cicéron, qui affirma : «Quel plaisir une personne de goût peut-elle prendre à voir un faible humain taillé en pièces par un fauve d’une force incroyable ? »

  2.4 : Des batailles navales entre crocodiles et gladiateurs pouvaient également être mises sur pieds : Les nomachies.

  2.5 : Le lion était le fauve principalement utilisé pour les combats.

 

3 : Un sport dangereux : Les courses de chars.

             3.1 : Par milliers, les Romains se passionnaient pour un sport extrêmement dangereux : Les courses de chars.

  3.2 : De nombreuses cités romaines possédaient un stade, lieu où se déroulaient les courses.

  3.3 : Un minimum de quatre attelages était obligatoire, afin de rendre les courses plus intéressantes.

  3.4 : Une large barrière était présente au centre du stade, dans le but de créer un mur, servant à ne pas laisser aux chars, l’occasion de tricher en passant par un raccourci.

  3.5 : Au cœur du plus grand stade romain, le Circus Maximus de Rome, les conducteurs de chars vêtus aux couleurs de leur équipe (bleu, blanc, vert et rouge), parcouraient une distance d’environ six kilomètres et cela, en franchissant sept tours de piste !

  3.6 : Certains conducteurs populaires devenaient de véritables vedettes et gagnaient des sommes énormes.

 

4 : Amphithéâtres et autres bâtiments.

              4.1 : L’empire romain possédait trois types de bâtiments, servant aux divertissements.

               4.1.1 : Le théâtre, servait uniquement à l’organisation de différents concerts organisés par des artistes qualifiés. 

              4.1.2 : L’amphithéâtre, symbolisait le lieu où des spectacles cruels et d’une grande violence étaient organisés. (Fauves et gladiateurs).

              4.1.3 : Le stade, de son côté, était le lieu où se déroulait les fameuses courses de chars.