Écrire un texte
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Vous trouverez ici de l'information sur la structure de
certains types de textes :
des explications, des exemples, des techniques pour la rédaction,
des plans, et... des liens.
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Textes courants |
Textes littéraires | ||
| Texte descriptif | Biographie | Poème, chanson | |
| Texte informatif | Compte-rendu de lecture | Récit | Récit d'aventures |
| Texte explicatif | |||
| Autres
récits: nouvelle, légende, conte, romans... |
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| Outils pour la rédaction | |||
| Le résumé | Le plan et le plan détaillé | ||
| L'introduction | La conclusion | Une grille de révision | |
| Un texte homogène: des paragraphes bien liés. | |||
Le texte de type descriptif propose une structure dans laquelle un sujet est posé. Le sujet de la description peut-être:
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Ce type de texte déborde de la description traditionnelle de personnages ou de lieux dans un récit. On peut décrire le sujet:
en nommant ses propriétés, ses qualités, ses parties (ses aspects);
en nommant les propriétés et les qualités de ses parties (ses sous-aspects).
Exemple:
La cabane du trappeur
Il y a plusieurs années, les trappeurs vivaient dans des cabanes en bois rond. Aujourd'hui, ceux qui s'en construisent encore, le font pour le plaisir.
La cabane est un entassement de gros rondins posés les uns au-dessus des autres selon un plan carré. Leurs deux extrémités sont encochées pour recevoir le tronc suivant et assurer une meilleure stabilité à l'échafaudage.
La cabine n'a pas de porte, mais une trappe dans le toit, à laquelle on accède par un ponton incliné... pas besoin d'échelle à l'intérieur, les troncs forment des marches. Les fentes entre les troncs ont été colmatées par des "bouchons de torchis" formés de petits bâtons entourés d'herbes sèches mêlées à de la terre glaise très humide. Le toit a deux pentes. C'est une armature de rondins serrés les uns contre les autres et recouverts d'une couche de terre sous laquelle on a disposé une toile en plastique. Les fenêtres sont des fentes entre deux troncs, dégarnies de "bouchons" en torchis.
À l'intérieur, en glissant des perches entre deux murs se faisant face, on a construit des couchettes superposées, des banquettes, une table. Un plancher fait de croûtes nous isole du sol.
C'est ainsi qu'était construite la cabane du trappeur.
Tiré de VIVRE EN ROBINSON, Michel et Annie Politzer, Gallimard, 1975.
Aspects et sous-aspects traités dans ce texte:
| sujet du texte: La cabane en bois rond | ||||||||
| aspect 1: Le matériau de base: Les rondins | aspect 2: Les parties de la cabane | aspect 3: L'intérieur de la cabane | ||||||
| s.-aspect 1: L'assemblage | s.-aspect 2: L'échafaudage | s.-aspect1: Une trappe | s.-aspect2: Le toit | s.-aspect3: Les fenêtres | s.-aspect1: Des couchettes | s.-aspect2: Des banquettes | s.-aspect3: Une table | s.-aspect4: Un plancher |
On remarque également que le texte commence par une courte introduction:
"Il y a plusieurs années, les trappeurs vivaient dans des cabanes en bois rond. Aujourd'hui, ceux qui s'en construisent encore, le font pour le plaisir."
et qu'il se termine par une courte conclusion:
"C'est ainsi qu'était construite la cabane du trappeur."
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Tableau récapitulatif : texte de type descriptif
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Un lien vers d'autres informations sur le texte descriptif: Louise Ménard
L'introduction, c'est la porte d'entrée d'un texte, ce qui donne au lecteur le goût de poursuivre la lecture... ou de l'arrêter tout de suite.
L'introduction idéale amène souplement le lecteur à connaître non seulement le sujet du texte, mais les idées générales qu'il aborde. Elle comporte généralement trois parties: Le sujet amené, le sujet posé, le sujet divisé.
I- Sujet amené: Une ou deux phrase qui vont habilement, souplement, préparer le lecteur à connaître le sujet de votre texte.
On commence de façon large, générale et on précise graduellement pour en arriver au sujet du texte. C'est la plus importante partie de l'introduction, et aussi la plus difficile à réaliser. On dit qu'un sujet bien amené se pose de lui-même. Les quatre trucs qui suivent peuvent vous aider pour le sujet amené:
a) Sujet amené par des considérations historiques.
| sujet du texte: La conquête de l'espace |
| Depuis les rêves de Jules Verne, en passant par Tintin (on a marché sur la lune), depuis le lancement du premier satellite artificiel "Spoutnik 1" par les Russes, jusqu'aux premiers hommes sur la lune, la conquête de l'espace ne cesse de nous fasciner. |
Remarque: Il y a dans un dictionnaire, de nombreuses
informations historiques pouvant servir à amener un sujet; c'est le
dictionnaire qui a fourni les informations nécessaires pour rédiger ce
sujet amené:
|
b) Sujet amené par une vision élargie du sujet.
| sujet du texte: La conquête de l'espace |
| L'astronautique, l'astronomie, l'aéronautique tout comme l'astrophysique, sont des sciences qui permettent l'exploration de l'espace. Les scientifiques sont déjà en train de construire une station spatiale habitable en orbite autour de la terre. |
| Remarque: Ici, c'est l'analyse du sujet qui nous donne les considérations générales (vision élargie) permettant d'amener le sujet. |
c) Sujet amené par l'actualité.
| sujet du texte: La conquête de l'espace |
| Dernièrement, les États-Unis lançaient un satellite artificiel en direction du soleil, dans le but d'observer la "face cachée" de notre chère étoile. Cette recherche permettra sans doute de recueillir quantité d'informations sur notre système solaire. |
| Remarque: Ici, le même sujet est amené par un fait d'actualité scientifique. (journaux, nouvelles télévisées) |
d) Sujet amené par une expérience personnelle.
| sujet du texte: La conquête de l'espace |
| Lorsque j'étais petit, mes parents m'ont amené voir le film de Spielberg, E.T., l'extra-terrestre. À l'époque, je croyais vraiment que les extra-terrestres existaient et qu'un jour les civilisations intergalactiques viendraient nous sauver, nous, les Terriens, de la pollution de notre planète. |
| Remarque: On fait appel ici à un fait ou un événement vécu pour amener le sujet (le fait ou l'événement peut être réel ou fictif) |
Les exemples précédents montrent différentes façon d'amener le sujet. Ce ne sont pas les seules, bien sûr, mais peu importe la façon que vous choisissez, l'important, c'est de situer le sujet dans un contexte plus large.
II- Sujet posé: Une ou deux phrases qui vont clairement résumer le sujet de votre texte. Le sujet posé n'est ni plus ni moins qu'un résumé très court du sujet de votre texte. La principale difficulté est de l'enchaîner souplement au sujet amené.
III- Sujet divisé: Le sujet divisé est en quelque sorte un plan des principaux aspects abordés dans le texte. Plus le texte est court, moins il est important d'inclure un sujet divisé dans l'introduction.
IV- Exemples d'introductions complètes:
| sujet amené | Lorsqu’un pays, une ville ou un village est en train de prendre de l’expansion, il est capital qu'il ait une armée complète et bien organisée. Dans le cas de Rome, dans l’antiquité, il fallait absolument garder une armée puissante et imposante, pour assurer la résistance contre les ennemis, contre les peuples conquis. L'armée romaine était redoutable et ce pour plusieurs raisons. Elle a établi beaucoup de choses importantes telles des camps spécialement aménagés, des tenues vestimentaires spécialement conçues pour ses soldats, des divisions bien imaginées et la fidélité sans limite de ses soldat. |
| sujet posé | |
| sujet divisé |
| sujet amené | Depuis les rêves de Jules Verne, en passant par Tintin (on a marché sur la lune), depuis le lancement du premier satellite artificiel "Spoutnik 1" par les russes, jusqu'aux premiers hommes sur la lune, la conquête de l'espace ne cesse de nous fasciner. On peut dès lors se poser la question: "La conquête de l'espace est-elle nécessaire à la survie de l'humanité ?" Pour traiter de cette question, il faut réfléchir aux coûts qu'elle engendre et au rapport d'équilibre qui devrait exister entre les problèmes de la planète et la recherche scientifique. |
| sujet posé | |
| sujet divisé |
| sujet amené | Les premières percées technologiques de l'homme de la préhistoire ont servi à différents usages touchant à sa survie. Au nombre de ces usages, on trouve évidemment l'arme. Un très grand nombre de progrès technologiques ont eu, au cours de l'histoire, des applications d'ordre militaire. C'est le cas d'une des plus importantes découvertes du XXe siècle: l'énergie nucléaire. À la fois ange et démon, l'énergie nucléaire peut rendre de grands services à l'homme, aussi bien qu'elle peut l'anéantir. |
| sujet posé | |
| sujet divisé |
| sujet amené | Brett Hull, Pavel Bure et Wayne Gretsky pratiquent ce sport régulièrement. Les patrons d'entreprise chaussent ce soulier pour se rendre au travail. Les hockeyeurs de ruelles ne jurent que par lui. Les mordus du ski l'utilisent pour leur entraînement estival et ça ne semble pas vouloir s'arrêter là. Avec bientôt quatre millions d'adeptes, le patin à roues alignées est sans contredit l'activité urbaine de l'heure. Il n'est donc pas surprenant d'assister à une levée de boucliers de la part des municipalités devant cette armada de patineurs à l'assaut du macadam. |
| sujet posé | |
| sujet divisé |
| sujet amené | Quel point commun existe-t-il entre l'épopée du Mahàbhàrata et le compte rendu d'accident rédigé à l'attention d'un compagnie d'assurance ? Entre Les Mémoires du général de Gaulle et les aventures de Tintin au pays de l'or noir ? Entre L'étranger d'Albert Camus et un article de presse relatant le dernier voyage du Pape en Amérique latine ? Dans tous les cas, il s'agit de récits, c'est à dire, au sens le plus commun, d'histoires, petites ou grandes, qui rapportent des faits. Les romans, nouvelles littéraires et contes rapportent des faits fictifs alors que les biographies, nouvelles journalistiques et comptes rendus d'événement rapportent des faits réels. |
| sujet posé | |
| sujet divisé |
| à éviter ! |
|
Remarques générales sur l'introduction et la conclusion:
En terme de longueur, l'introduction et la conclusion d'un texte (réunies) devraient compter pour environ 15 % à 20 % de la longueur totale du texte.
Il est souvent facile d'utiliser la même idée pour le sujet amené et pour l'ouverture de la conclusion.
| L'INTRODUCTION: Du général au particulier | ||
| sujet amené | concept englobant le sujet ou plus large que le sujet |
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| sujet posé | le sujet lui-même | |
| sujet divisé | les parties du sujet (aspects) | |
| LA CONCLUSION: Du particulier au général | ||
| rappel | les parties du sujet (aspects) |
![]() |
| ouverture | concept englobant le sujet ou plus large que le sujet | |
Si l'introduction est la porte d'entrée d'un texte, la conclusion en est la porte de sortie. C'est la dernière impression que vous laissez à votre lecteur; une bonne impression... ou une mauvaise.
La conclusion idéale résume brièvement les idées principales de votre sujet puis rend au lecteur sa liberté en réouvrant le sujet dans une démarche contraire à celle du sujet amené. Elle comporte généralement 2 parties: Un résumé ou rappel des aspects abordés et une ouverture
I- Résumé ou rappel: Une ou deux phrases qui vont simplement rappeler au lecteur les principaux aspects abordés dans votre texte.
II- Ouverture: une ou deux phrases qui vont réouvrir le sujet. Il s'agit en fait de la démarche contraire à celle effectuée lorsque l'on passe du sujet amené au sujet posé dans l'introduction. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on réutilise souvent l'idée qui nous a servi pour amener le sujet afin de réaliser l'ouverture de la conclusion.
III- Exemples de conclusions complètes:
| rappel | Bref, quelles que soient les possibilités envisagées, il y a toujours avantage à laisser les jeunes libre de déterminer le nombre d'heures à consacrer à un emploi. Cette attitude leur permet de développer leur personnalité, de rendre un immense service à la société et de mettre un peu d'argent de côté. Après tout, ne vivons-nous pas dans un pays démocratique ? |
| ouverture |
| rappel | En conclusion, s'il y a tant de graffitis, c'est probablement parce que les jeunes ont quelque chose à dire et que pour eux, c'est le seul moyen de se faire entendre, ou plutôt lire. Ce serait donc une forme d'art créé pour répondre à un besoin d'expression. L'art a souvent été réprimandé et aujourd'hui encore, certains rient des Demoiselles d'Avignon de Picasso ou du pop'art de Warhol, mais lorsqu'un Van Gogh se montre, tous crient au miracle. Cela nous a pris un siècle avant d'apprécier Van Gogh, mettrons-nous aussi longtemps pour les graffitis ? |
| ouverture |
| rappel | En fin de compte, on se doit d'admettre que malgré les coûts astronomiques qu'elle engendre et l'équilibre que l'on doit créer entre les problèmes terrestres et la recherche scientifique, la conquête de l'espace est et demeurera indispensable à l'avenir de l'humanité. Qui sait, peut-être qu'un jour elle permettra l'élargissement de la conscience humaine ? |
| ouverture |
| à éviter ! |
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Remarques générales sur l'introduction et la conclusion:
En terme de longueur, l'introduction et la conclusion d'un texte (réunies) devraient compter pour environ 15 % à 20 % de la longueur totale du texte.
Il est souvent facile d'utiliser la même idée pour le sujet amené et pour l'ouverture de la conclusion.
| L'INTRODUCTION: Du général au particulier | ||
| sujet amené | concept englobant le sujet ou plus large que le sujet |
![]() |
| sujet posé | le sujet lui-même | |
| sujet divisé | les parties du sujet (aspects) | |
| LA CONCLUSION: Du particulier au général | ||
| rappel | les parties du sujet (aspects) |
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| ouverture | concept englobant le sujet ou plus large que le sujet | |
Un texte homogène: des paragraphes bien liés.
Voici trois extraits de textes dans lesquels on observe des liens entre les paragraphes. Ces extraits montrent trois façon différentes de lier entre elles les idées de vos paragraphes. Observez-bien...
|
Si
le réseau routier joue un rôle primordial dans la vie militaire
et politique de l'Empire, les circuits maritimes n'en sont pas
moins déterminants en ce qui concerne la prospérité économique.
En effet, pour le transport des marchandises, le bateau est largement préférable
au chariot: il est plus économique, plus rapide et offre autant de sécurité
(document 3.43). La plupart des bateaux sillonnent la Méditerranée. Ils
empruntent les circuits établis par les Phéniciens et les Grecs. Les
ports les plus actifs de l'Empire sont Ostie, le port de Rome, et
Alexandrie, sur le delta du Nil. Les fleuves participent également au
dynamisme du commerce; la navigation y est très intense. |
L'idée générale de ce
paragraphe: Le réseau routier romain |
| Lien entre les deux idées | |
| L'idée générale de ce paragraphe: Le réseau maritime romain | |
|
Au terme de la conquête de la péninsule italienne, Rome entre en guerre contre des ennemis plus redoutables encore, les Carthaginois. Ce sont d'habiles marins qui, à partir de leur ville, Carthage, établie sur la côte africaine, dominent le trafic maritime sur la Méditerranée occidentale. Contrairement aux Romains, ils disposent d'une puissante flotte de guerre. Il faut trois guerres épuisantes à Rome pour vaincre définitivement les Carthaginois. Leur ville est complètement détruite et ses habitants sont réduits à l'esclavage. Rome domine désormais la Méditerranée occidentale (document 3.33) de même que la Méditerranée orientale. |
L'idée
générale de ce paragraphe: La conquête de la péninsule italienne |
| Retour sur l'idée précédente avant de présenter la nouvelle idée. | |
| L'idée générale de ce
paragraphe: La conquête du bassin méditerranéen |
|
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Au début du 5e siècle avant Jésus-Christ, la puissante armée du roi de Perse tente à deux reprises de soumettre les cités grecques de la péninsule. Aussi, face à l'ampleur du danger, les Grecs s'unissent pour la première fois afin de repousser les Barbares. Les Athéniens s'illustrent au combat. Ils remportent, sur le territoire même de leur cité, la bataille terrestre de Marathon en 490 et la bataille navale de Salamine en 480. Ces victoires marquent le début de la puissance athénienne. La cité s'impose alors dans le monde grec et influe fortement sur sa civilisation. |
L'idée générale de ce
paragraphe: Grèce: des cités indépendantes |
| Annonce de l'idée du prochain paragraphe. | |
| L'idée générale de ce
paragraphe: Athènes s'impose |
Voici une histoire typique, on pourrait l'appeler "la mère de toutes les histoires". Elle donne en effet une bonne idée de la structure de tout récit fictif: que l'on parle de contes, de nouvelles littéraires, de romans, de légendes ou de récit d'aventures.
Une histoire
Il était une fois, en un certain endroit, un être qui possédait à la fois des forces et des faiblesses.
Cet être voulait atteindre un certain but.
Cependant, il y avait un (ou plusieurs) obstacle(s) à ce but, d'une nature telle qu'ils atteignaient l'être dans son point le plus vulnérable (ses faiblesses). L'être comprit que pour atteindre son but, il devait venir à bout de l'obstacle.
Il s'efforça donc d'écarter celui-ci, essayant un moyen puis un autre, et échouant plus ou moins à chaque fois. Il finit par admettre que ses faiblesses ne pouvaient être totalement annulées.
Mais, fort de cette prise de conscience, il fit un dernier effort pour transcender ses faiblesses, et, en faisant cela, il renversa l'obstacle et atteignit son but.
La situation initiale:
Dans la situation initiale, on présente le personnage principal de l'histoire, le temps et le lieu où se déroule l'histoire. On doit mentionner ce que ce personnage est en train de faire avant que n'arrive l'événement perturbateur. L'ambiance qui règne dans la S.I. est calme, car il s'agit d'une description de l'état des choses avant que l'action ne commence.
La S.I. doit généralement répondre aux questions suivantes:
| Qui ? | Où ? | Quand ? | Quoi ? |
L'événement perturbateur:
C'est l'événement qui vient briser l'état de calme de la situation initiale. Il est généralement dérangeant ou menaçant pour le personnage principal. Il peut prendre plusieurs formes:
| Danger | Menace | Surprise | Projet à réaliser | Besoin | Désir à combler |
L'événement perturbateur est très souvent introduit par un marqueur de temps comme:
soudain..., tout à coup..., brusquement..., c'est alors que..., à ce moment..., ce jour là..., un jour..., au moment où..., etc.
Les péripéties:
Les péripéties sont les actions que le personnage entreprend pour vaincre la menace ou le danger, pour atteindre son but, pour réaliser son projet, etc. Quelques action sont entreprises subséquemment, soit elles amènent à un échec, soit elles sont une étape qui rapproche le héros de son but et finalement, une dernière action du personnage principal ou de ses alliers amènera la victoire sur la menace ou le danger: c'est le dénouement.
Le dénouement:
La dernière action du personnage principal ou de ses alliers qui amène la victoire sur la menace ou le danger.
La situation finale:
Le climat de tension créé par la menace ou le danger tombe et l'on revient au calme de la situation initiale. L'action de l'histoire est terminée, c'est pourquoi la S.F. décrit l'état des choses après que la menace soit écartée.
Des exemples de récits d'aventures
Deux exercices pour identifier les parties d'un récit
Pour ces deux exercices, je vous donne le texte et le corrigé, dans lequel chaque partie (situation initiale, événement perturbateur, péripéties, dénouement et situation finale) est identifiée par une couleur différente.
1. Le pont de la rivière Malbaie (légende) :
texte et corrigé
2. Dans les entrailles d'une crevasse (récit d'aventures) : texte
et corrigé
| Situation initiale | Ce soir-là, veille de l'accident, mon fils Antoine fit un feu, dépeça un lièvre qu'il avait tué durant la journée et l'apprêta pour son repas du soir. Après, il dormit. Mais déjà, vers minuit, le temps changea brusquement. Du froid vif de la journée, on passait en montée rapide à une tiédeur menaçante. À l'aube, la neige fondait et l'eau coulait partout sur le sol. D'un coup, la glace du torrent céda et l'eau dévala des hauteurs. C'était une masse énorme qui se ruait sur les basses terres. Antoine, éveillé, tenta de fuir, mais il était déjà trop tard, l'eau l'atteignit, il était emporté vers le lac. Ce fut un combat comme il n'en avait jamais soutenu; de toutes les forces de ses muscles et par instinct plus que par calcul, il tenta de résister à cette puissance qui le charriait comme un fétu. Il s'arc-bouta, battit des bras et des jambes, s'accrocha à toutes les aspérités sur son passage. Mais l'eau fut la plus forte. Moulu, contusionné, il fut entraîné dans l'obscurité. Une masse terrible lui enserrait la poitrine. Il étouffait, il avalait de l'eau et plus il se débattait, plus il se butait sur quelque chose, une couche solide, un plafond qui le retenait, qui l'empêchait de passer. Soudain, il comprit: le torrent l'avait entraîné dans le lac et projeté sous la glace; pour se sauver, il devait agir rapidement. Il songea à trouver l'endroit où la glace avait été rompue, mais y renonça aussitôt. Il ne savait dans quelle direction aller. Se trompant, il risquait d'avancer encore plus au large et ce serait la mort certaine. Ces pensées le traversaient comme des éclairs. Il calcula aussitôt que la glace sur le lac n'était pas assez épaisse pour porter un homme. Il tira son couteau de sa gaine, appuya une main sur la surface au-dessus de lui et frappa à grands coups. Mais il effritait à peine l'obstacle; un poids à la jambe lui rappela qu'il s'était endormi avec sa hachette enfilée dans la gaine. D'un geste rapide, il laissa choir son couteau inutile au fond de l'eau. Avec le nouvel outil, il eut de meilleurs résultats. La glace céda, petit à petit. Les poumons près d'éclater, la tête bourdonnante, Antoine pratiqua d'abord un trou grand comme la main, puis assez grand pour y passer la tête. Il alla vivement respirer par ce trou, il était sauvé. Il replongea, et comme il était bon nageur, il n'eut aucune difficulté à agrandir le trou, à le rendre praticable. Un problème restait cependant: celui de la glace trop mince. Il réussit tout de même à se hisser hors de l'eau. Puis, étendu de tout son long, il se laissa glisser sans imprimer de secousse à cette surface instable; il put ainsi se rendre jusqu'au bord. Là, l'eau étant peu profonde, il se mit debout et termina le voyage en enfonçant dans la glaise friable et en marchant à pas hauts jusqu'au sable. Quand il y parvint, épuisé, il se laissa tomber au bord de la perte de conscience. Le soir même, autour du feu avec nous, il ne parlait pas beaucoup, épuisé qu'il était par le combat qu'il avait livré au torrent. Il alla se coucher peu après la tombée du jour et dormit comme un loir. |
| Élément perturbateur | |
| Péripéties | |
| Situation finale |
| Des nouvelles littéraires: | Un conte: | Une légende québécoise | |
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Le pont de la rivière Malbaie |
Des exemples de biographie:
http://www.laprovence.com/saint-exupery/bio.html (Antoine de St-Éxupéry)
http://www.geocities.com/~publius_hist/leonard.htm (Léonard de Vinci)
http://www.multimania.com/derleth/poe.html (Edgar Allan Poe)
Et un site consacré aux biographies: http://www.biographie.net/
1- Brainstorming
liste ou graphique d'idées
en groupe ou individuel
2- Plan
Choix et structuration des idées
format graphique ou format table de matières
liste d'aspects abordés et de sous-aspects
idée pour l'introduction et la conclusion
3- Brouillon
Écriture de la première version du texte, composition des phrases, paragraphes, introduction et conclusion.
4- Révision: auto-correction, correction par les pairs, conseils du professeur, etc.
Structure, cohérence et logique du texte
Contenu du texte
Langue: orthographe, syntaxe, ponctuation
Remarques:
À chaque étape de la révision, une nouvelle version peut être écrite.
L'étape quatre peut se répéter jusqu'à l'obtention d'un produit parfait.
5- Propre
Travail de finition:
Esthétique: images, couleurs, titre, etc.
Normes de présentation: page titre, page de présentation, table de matière, bibliographie, etc.
Le plan, c'est le squelette du texte, il en organise les idées. Le plan détaillé, en plus de montrer le squelette ou la structure du texte, propose de courts résumés des différents aspects abordés.
En bref:
| Plan | Plan détaillé |
|
|
| EXEMPLE DE PLAN | EXEMPLE DE PLAN DÉTAILLÉ |
Les
guerres Puniques
1.
1ière
Guerre punique
1.1
La puissance militaire de Rome et des Perses à ce moment
1.1.1
La compositions de leurs armées
1.1.2
L’habillement des soldats et de la cavalerie
1.2
Le territoire qu’ils se bataillaient
1.2.1 Pour quelles raison
ce territoire était convoité
1.3
Le dénouement de cette guerre
1.3.1
Les Grandes batailles
1.3.2
Qui en sort vainqueur
1.3.3
Les dirigeants des deux camps
1.3.4
Les pertes en hommes
2.
2ième
guerre punique
2.1
La puissance militaire de Rome et des Perses à ce moment
2.1.1
Les changements de leurs armées depuis la 1ière guerre
2.2
Le territoire qu’ils se bataillaient
2.2.1
Pour quelles raisons
2.3
Le dénouement de cette guerre
3.
3ième guerre punique
3.1
Forces des deux camps
3.1.1
L’impact économique sur les cités perses de leurs défaites
3.2
territoire qu’ils se bataillaient
3.2.1
Pour une raison de vengeance…
3.3 Le dénouement de
cette guerre
3.3.1
Pertes en hommes
3.3.2
Les dirigeants des deux camps
3.3.3 L’effondrement de l’empire Perse
La violence,
synonyme d’amusement chez les Romains d’autrefois.
1 :
Des gladiateurs surentraînés.
1.1
: Divers affrontements se tenaient dans l’amphithéâtre… Les plus
populaires étaient les combats à mort qui mettaient aux prises des lutteurs
appelés gladiateurs.
1.2
: De riches citoyens et politiciens entretenaient des écoles
spécialisées dans le «dressage» de gladiateurs.
1.3
: La grande majorité des nombreux gladiateurs, se composait de
criminels, d’esclaves, ou de prisonniers de guerre, formés et entraînés
dans des écoles spécialisées.
1.4
: Les combattants étaient armés de différentes façons, afin de rendre
les rencontres beaucoup plus intéressantes auprès du public.
1.4.1
: Certains gladiateurs étaient totalement recouverts par leur armure.
1.4.2 : D’autres luttaient avec une simple épée ainsi qu’un
bouclier.
1.4.3 :
Les «rétiaires», quant à eux, se battaient avec une longue fourche appelée
«trident» et un filet
2 :
Des fauves terrifiants.
nombre des provinces africaines.
3 : Un
sport dangereux : Les courses de chars.
4 :
Amphithéâtres et autres bâtiments.
4.1.2 :
L’amphithéâtre, symbolisait le lieu où des spectacles cruels et d’une
grande violence étaient organisés. (Fauves et gladiateurs).
4.1.3 :
Le stade, de son côté, était le lieu où se déroulait les fameuses courses
de chars.