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DE BONNES NOTES POUR PROTIC
   François Simard
Journal L’Appel, le 16 octobre 2004

 

L’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement au secondaire a un effet positif sur la motivation des élèves et sur l’apprentissage du français et de l’anglais. C’est ce qui ressort d’une étude menée par quatre chercheurs de l’Université Laval qui, au cours des cinq dernières années, ont analysé le programme PROTIC de l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier.

 

Menée par Diane Huot, professeur au Département de langues, linguistique et traduction, l’équipe a présenté le fruit de ses recherches le 8 octobre dernier, lors d’un colloque consacré au programme PROTIC qui a été instauré il y a sept ans. Actuellement, 13 groupes de la 1ère à la 5e secondaire totalisant 370 élèves dont près de 80 % sont des garçons y sont inscrits.

 

 L’objectif du projet, auquel ont collaboré plusieurs artisans de l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier et de la Commission scolaire des Découvreurs, était de mesurer l’impact des TIC sur la motivation des élèves et sur leurs résultats en français et en anglais. Et selon les premières analyses livrées par Diane Huot, les conclusions sont pour le moins encourageantes.

 

 « Dans l’ensemble, la motivation a tendance à diminuer dans tous les groupes au cours du secondaire mais beaucoup moins dans les groupes de PROTIC, soutient cette dernière. Et il est aussi possible d’affirmer que les élèves de PROTIC ont réussi à écrire des textes plus longs, avec des phrases plus complexes, et ce, tant en français qu’en anglais. »

 

 Les dirigeants de l’école étaient évidemment très fiers du succès obtenu. « C’est une excellente nouvelle d’autant plus que ça démontre que dans ce contexte, nos garçons réussissent bien, explique Christine Garcia, directrice adjointe et responsable du programme PROTIC. En redonnant le pouvoir aux jeunes sur leur apprentissage, on leur fournit un excellent élément de motivation. »

 

 Fait intéressant, les résultats de cette recherche ont débordé le cadre du Québec. « Nous avons présenté le projet dans un grand congrès américain et les gens ont été impressionnés par le programme souligne Diane Huot. Le Québec a une longueur d’avance sur nos voisins du sut où on commence à peine à observer l’influence des TIC sur la formation.